Les étudiants Africains en France : le cas des étudiants guinéens dans les universités de la région parisienne.

par Mamadou aliou Diallo

Projet de thèse en Sociologie, anthropologie, ethnologie

Sous la direction de Françoise Laot.

Thèses en préparation à Paris%208 , dans le cadre de ED Sciences sociales depuis le 25-10-2017 .


  • Résumé

    La France, depuis les années 50, accueille des étudiants africains venus poursuivre leurs études universitaires. Bien qu’ayant recouvré l’indépendance, la plupart des Etats africains francophones ont vu leurs futures élites, dans le but de poursuivre leurs études supérieures, quitter le continent ; les raisons principales de ces départs se résument au manque d’universités au lendemain des indépendances et plus récemment, la dégradation de la qualité de l’enseignement. La définition adoptée par l’UNESCO en 1999 considère qu’ : « un étudiant étranger est une personne inscrite dans un établissement supérieur d’un pays ou d’un territoire où elle n’a pas sa résidence permanente » (cité par Coulon et Paivandi, 2003). La seconde guerre mondiale marque le développement des études à l’étranger. C’est la période durant laquelle les universités du Nord enregistrent une demande croissante des pays du Sud, afin d’assurer la formation de leurs cadres nationaux (plus de 2000 étudiants africains en France en 1950, 4000 dont 1320 boursiers entre 1952-1953, 8000 en 1960 dont 17% de filles, 13% d’étudiants boursiers). Les étudiants africains présents en France pendant la colonisation ont contribué, selon beaucoup d’auteurs, à faire bouger les lignes sur la question de l’indépendance des territoires français de l’Afrique noire. Le parcours ou l’itinéraire de ces étudiants a été retracé par beaucoup de chercheurs. Pour répondre aux impératifs de développement, les pays du Sud, c’est-à-dire les pays de l’Afrique francophone, face à l’absence des universités nationales, sont contraints de s’adresser à l’enseignement supérieur des pays du Nord, pour notre cas d’étude, la France. Il y a, pour les universités françaises, dans cette démarche, une sorte de solidarité à l’égard des pays du Sud. Après une décroissance des effectifs d’étudiants étrangers en France entre 1990-1998, le nombre d’étudiants étrangers progresse à un rythme annuel supérieur à 12% entre 1998 à 2003 ; ces étudiants étrangers entre 1990-1998, au sein des universités françaises, malgré la baisse de leur progression, sont de manière générale, plus nombreux. La solidarité en vue d’assister les pays du Sud à former leurs cadres va, au fil des années, changer de forme (apparition du campus France pour faciliter le filtrage des futurs candidats et pour centraliser les candidatures des étudiants. Les candidatures des étudiants postulants sont étudiées en amont et envoyées aux universités françaises qui procèdent à la sélection sur dossier). La volonté de démocratiser la mobilité des étudiants Guinéens suit toute une procédure de sélection par les administrations qui les accueillent. Venus dans l’espoir d’obtenir une formation de qualité, les étudiants Guinéens se trouvent dans une configuration qui les classe en catégories à savoir : une catégorie qui s’adapte très facilement, une catégorie qui s’adapte moyennement, qui opte pour un repli identitaire, une qui ne parvient pas à s’adapter et qui abandonne les études. Je me propose, dans cette démarche, d’étudier les procédures de recrutement et de sélection de ces étudiants dans les universités françaises, les disciplines les plus convoitées par les étudiants guinéens une fois dans les universités parisiennes, leurs motivations, les aides apportées à ces étudiants dans cette démarche d’intégration, d’orientation et d’information (plusieurs étudiants, d’après mes premières recherches, se plaignent des mauvaises conditions d’accueil dans les universités parisiennes, ce qui les pousse à s’enfermer et à créer des groupes restreints pour remédier à cette absence d’accueil), les contraintes préfectorales pour le renouvellement de leur titre de séjour. Les Questions de recherche Comment les étudiants Africains en général et Guinéens en particulier qui viennent dans les universités parisiennes à travers un modèle de massification de la mobilité apporté par Campus France, dans un contexte de mondialisation du marché de formation, parviennent-ils à être recrutés dans les universités parisiennes, à mobiliser les ressources dont ils disposent pour le voyage pour études, à s’adapter au monde universitaire parisien avec le développement de nouveaux codes et le refus de toute assimilation ? De quel accompagnement, de refoulement déguisé dans les administrations françaises bénéficient-ils ? Comment ces étudiants, une fois dans les universités parisiennes, essayent d’assimiler ce pourquoi ils sont venus ?

  • Titre traduit

    African students in France : the case of Guinean students in universities in the Paris region.


  • Résumé

    Pas de résumé disponible.