Les réactions des intellectuels français face aux soubresauts politiques de la République chinoise (1912-1949)

par Marie Bouchez

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Jean El gammal et de Jean-louis Margolin.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Fernand Braudel , en partenariat avec Centre Régional Universitaire Lorrain d'Histoire (equipe de recherche) depuis le 02-10-2017 .


  • Résumé

    Entre 1912 – avènement d’une république- et 1949 qui voit la victoire communiste, la Chine connait des bouleversements politiques sans précédents. Du règne des seigneurs de la guerre à l’arrivée de Tchang Kai Shek, de l’étau japonais jusqu’à la victoire communiste après la lutte fratricide qui les oppose aux nationalistes, la république résiste néanmoins. La France fut l’un des miroirs de jeunes chinois avides de liberté qui portèrent ce régime. On cherchera alors à connaitre quelles furent les réactions des intellectuels français dans leur ensemble – écrivains, mais aussi artistes, anthropologues, professeurs d’université ou missionnaires- face à ces bouleversements. On s’attachera alors d’une part à comprendre quelle interculturalité se dégage des contacts entre intellectuels français et chinois lorsqu’ils eurent lieu. Les Français présents au cœur de la Chine furent-il des acteurs à part entière des soubresauts politiques du pays et surent-ils transmettre à leurs compatriotes demeurés en France une vision incarnée de la Chine ? Ou bien l’Empire du milieu n’est-il demeuré qu’une terre « d’émerveillement » pour les intellectuels français selon une formule de l’ambassadeur et écrivain Paul Claudel ? Il faudra ainsi retracer les parcours et les itinéraires d’intellectuels issus de civilisations différentes en recherchant quels furent leurs lieux de sociabilité ou leurs organes de presse. L’étude des œuvres d’artistes français permettra de révéler la vision de ces intellectuels demeurés à distance du pays. Est-elle marquée par les évènements qui agitent la Chine ou ne délivre-t- elle qu’une vision rêvée et stéréotypée de la Chine et de ses habitants ? En d’autres termes, ils s’agira de savoir si, entre 1910 et 1949, les intellectuels français ont véritablement considéré la Chine comme une actrice au cœur des tensions mondiales, ou bien s’ils sont simplement resté « aux portes » du pays.

  • Titre traduit

    French intellectuals’ reactions about political disruptions in China (1912-1949)


  • Résumé

    From 1912-beginning of a republic- to the Communists victory in 1949, China lived a time of political unrest. Nevertheless, the republic stood alive. France was seen as an example by young educated Chinese who were dreaming of democracy. Thus, the present work tries to uncover what the reactions of the whole French intellectual society ( writers, artists, professors or missionaries) were about those disruptions. We will try to demonstrate French intellectuals’ ambivalence. Some of them may have been very interested in China, but they considered it with an exotic European eye, without understanding the depth of the changes the country lived. However some others took the decision to meet the real China or to take a stand against Japan’s crimes. We will discuss how French and Chinese people met each other and what kind of net they weaved together. At the end we will question whether between the years 1912 and 1940, French intellectuals considered China took a relevant part in world’s conflicts or if they only “stopped in front of China’s doors” as French ambassador and writer Paul Claudel once said.