Effets pléiotropiques des mutations associées à la résistance aux antipaludéens.

par Manon Villa

Projet de thèse en EERGP - Écologie, Evolution, Ressources Génétique, Paléobiologie

Sous la direction de Ana Rivero.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de GAIA - Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau , en partenariat avec MIVEGEC - Maladies Infectieuses et Vecteurs : Ecologie, Génétique, Evolution et Contrôle (laboratoire) et de Interactions Parasitaires et Adaptations (IPA) (equipe de recherche) depuis le 02-10-2017 .


  • Résumé

    La résistance aux médicaments est un problème majeur dans le contrôle du paludisme. Le développement de la pharmacorésistance par les parasites du paludisme est considéré comme inévitable par l'Organisation Mondiale de la Santé : le Plasmodium a développé une résistance contre toutes les classes d'antipaludiques qui sont largement utilisées. De nouveaux médicaments de première ligne sont nécessaires de toute urgence, il en est de même des stratégies de gestion de la résistance. Pour cela, nous devons comprendre les pressions sélectives impliquées dans l'évolution et la propagation des mutations résistantes aux médicaments. Les mutations responsables des résistances aux médicaments dépendent de facteurs que nous pouvons être capables de contrôler, comme le taux et le profil de consommation de médicaments. Cependant, cela dépend aussi de facteurs sur lesquels nous n'avons aucun contrôle, le plus important est le coût biologique que la résistance impose aux parasites. Les mutations à l'origine de la résistance aux médicaments sont connues pour perturber le métabolisme du parasite, générant des coûts sur la survie. Dans les hôtes traités, ces coûts sont largement compensés par les bénéfices apportés par la résistance. Dans les hôtes non traités, l'amplitude des coûts va déterminer la persistance et la dissémination de ces mutations dans la population. Le but du projet est de déterminer et de quantifier les coûts associés à la résistance aux médicaments chez Plasmodium à la fois chez l'hôte vertébré et chez le vecteur.

  • Titre traduit

    Study of the costs of drug-resistance for Plasmodium sp.


  • Résumé

    Drug resistance is a major issue in the control of malaria. The evolution of drug resistance by malaria parasites is accepted as inevitable by the World Health Organization: Plasmodium parasites have evolved resistance to all classes of anti-malarials that have gone into widespread use. We need to understand the selective pressures involved in the evolution and spread of drug resistant mutations. The fate of drug resistant mutations depends on factors which we may be able to control, such as the rate and pattern of drug use. However, it also depends on factors over which we have no control, the most important of which is the biological cost that resistance imposes on the fitness of parasites. Drug resistance mutations are known to disrupt the parasite's metabolism, generating fitness costs. In drug-treated hosts these costs are largely compensated by the benefits conferred by the resistance. In untreated hosts, however, the magnitude of these costs will determine whether these mutations will persist and spread in the population. The aim of this project is to investigate the biological costs of drug resistance in Plasmodium in both the vertebrate host and the mosquito vector.