Certifier la qualité sur les marchés alimentaires par des Systèmes Participatifs de Garantie (SPG): une approche par les communs.

par Claire Dorville

Projet de thèse en Sciences Économiques

Sous la direction de Hélène Ilbert et de Sylvaine Lemeilleur.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de École doctorale Economie Gestion de Montpellier (2015-.... ; Montpellier) , en partenariat avec MOISA - Marchés, Organisations, Institutions et Stratégies d'Acteurs - (laboratoire) depuis le 01-12-2017 .


  • Résumé

    Dans un contexte où un nombre croissant de producteurs souhaite mettre en avant des engagements écologiques ou sociaux dans leur manière de produire ou de commercialiser sur des marchés locaux, et où les consommateurs locaux ont besoin de se fier à des signes de qualité (ou label) sur l'origine, la production ou la fabrication des produits qu'ils achètent, il apparait la nécessité de développer des systèmes de garantie de proximité. En réponse à ces besoins locaux et pour suppléer à la certification par tierce partie généralement couteuse et peu appropriée pour des petits producteurs qui vendent leurs produits localement, des systèmes participatifs de garantie ont émergé de par le monde . Ils certifient les producteurs sur la base d'une participation active des acteurs concernés (« peer review »). Ce type de certification constitue un mécanisme crédible, pertinent et économiquement accessible (FAO, 2016). Le développement de systèmes participatifs de garantie (Nelson et al., 2010; Cuéllar-Padilla and Calle-Collado, 2011) peut être interprété comme un retour vers des principes de gestion commune de la ressource que constitue un signe de qualité. Cette thèse a pour objectif d'étayer cette idée. Pour cela, elle recourra au cadre d'analyse des communs proposé par Ostrom (Ostrom, 1990) et plus précisément aux travaux sur les biens communs de la connaissance. Ainsi, selon Hess et Ostrom (2007), nous suggérons que les signes de qualité peuvent être considérés comme des ressources communes intellectuelles (Fournier et al., 2016; Lemeilleur and Allaire, 2016). Dans cette perspective, Lemeilleur et Allaire (2016; 2017) montrent que ces systèmes sont relativement robustes d'un point de vue de leur auto-organisation. Leur faiblesse réside dans leur faible reconnaissance dans de nombreux pays, notamment en Europe. Or, cette reconnaissance citoyenne et institutionnelle est un facteur important de son succès et explique ainsi le nombre élevé d'initiatives de SPG en Amérique Latine (Fonseca et al., 2008) .

  • Titre traduit

    Certify quality in food market by Participatory Guarantee Systems of (PGS): a Commons Approach


  • Résumé

    A growing number of producers want to signal ecological or social commitments in their way of producing or marketing their food products on local markets. On the other side, consumers need to rely on signs of quality (or label) for the food products they buy. Therefore, it appears the need to develop proximity guarantee systems. In response to these local needs and to substitute third-party certification that is generally expensive and not suitable for small producers who sell their products locally, participatory guarantee systems (PGS) have emerged around the world. They certify the production systemes on the basis of active participation of the actors concerned ('peer review'). This type of certification is a credible, relevant and economically accessible mechanism (FAO, 2016). The development of PGS (Nelson et al., 2010; Cuéllar-Padilla and Calle-Collado, 2011) can be interpreted as a principle of common pool resource management for some type of quality. This PhD aims to develop this idea. To do this, it will use the analysis framework proposed by Ostrom (Ostrom, 1990) and more precisely her work on the knowledge as common goods. According to Hess and Ostrom (2007), we suggest that quality signs can be considered as common intellectual resources (Fournier et al., 2016; Lemeilleur and Allaire, 2016). In this perspective, Lemeilleur and Allaire (2016) show that these systems are relatively robust from the point of view of their self-organization. Their weakness lies in their low recognition in many countries, particularly in Europe. This recognition by citizenship and institutions is an important factor of success and explains the high number of PGS initiatives in Latin America (Fonseca et al., 2008).