Pathologie Moléculaire de la Sclérose Latérale Amyotrophique

par Aleksandra Chudinova

Projet de thèse en Biologie Santé

Sous la direction de Serge Lumbroso et de Kevin Mouzat.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé (Montpellier ; Ecole Doctorale ; 2015-....) , en partenariat avec INM - Institut des Neurosciences de Montpellier – Déficits Sensoriels et Moteurs (laboratoire) et de Motricité (equipe de recherche) depuis le 14-11-2017 .


  • Résumé

    La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une des maladies neurodégénératives les plus graves, entraînant le décès en 3 ans (médiane de survie) par paralysie progressive, due à une mort progressive des motoneurones. On estime aujourd'hui qu'environ seulement 10% des formes de SLA sont familiales, les 90% restant étant de présentation sporadique. Des mutations génétiques sont aujourd'hui retrouvées chez environ 70% des patients porteurs de formes familiales et dans moins de 10% des cas sporadiques. Au total, environ 80% des cas de SLA ne sont donc pas expliquées, aujourd'hui, par la génétique. Le projet s'inscrit dans ce cadre selon deux grands axes : 1 – Diagnostic moléculaire et études fonctionnelles : Cet axe repose sur l'activité de diagnostic moléculaire du Laboratoire de Biochimie et Biologie Moléculaire du CHU de Nîmes. Il s'agit de développer de nouveaux outils moléculaires et cellulaires originaux afin de déterminer l'implication de nouveaux variants génétiques dans la maladie. 2 – Relation génotype/phénotype et gènes modificateurs de la SLA : Alors que les nouvelles stratégies de séquençage mènent actuellement à un meilleur diagnostic moléculaire de la SLA, la part génétique expliquant son évolution et son pronostic reste aujourd'hui mal connue. Cet axe s'articule autour de trois orientations : Implication de la Vitamine D dans la SLA : relations gènes/environnement Rôle des récepteurs nucléaires des oxystérols LXRs dans la SLA Recherche de nouveaux gènes modificateurs de la SLA Au total, au travers d'approches de biologie moléculaire et cellulaire et de bioinformatique, ce projet permettra une meilleure compréhension des facteurs génétiques intervenant dans l'histoire naturelle de la maladie.

  • Titre traduit

    Molecular Pathology of Amyotrophic Lateral Sclerosis


  • Résumé

    Amyotrophic Lateral Sclerosis (ALS) is one of the most severe neurodegenerative disorders characterized by the progressive degeneration of motor neurons, leading to death in a median time of 3 years. 10% of ALS cases are familial, the remaining 90% being sporadic. Genetic mutations account for 70% of inherited cases and less than 10% of sporadic ones. 80% of ALS cases are thus not explained by genetic factors to date. The project aims to explore these aspects following 2 axes: 1 – Molecular diagnosis and functional studies: This axis is based upon the molecular diagnosis activity of the Department of Biochemistry and Molecular Biology of Nîmes University Hospital. It aims to develop new and original molecular and cellular tools to determine the involvement of new genetic variants in the disease. 2 – Genotype/phenotype relationships and ALS modifier genes: Despite the help of new DNA sequencing strategies in ALS molecular diagnosis, the genetic part responsible of its evolution and prognosis remains unclear. The axis will explore 3 aspects: Involvement of Vitamin D in ALS : genes/environment relationships Role of nuclear receptors for oxysterols LXRs in ALS Identification of new modifier genes in ALS In conclusion, with the use of molecular and cellular biology as well as bioinformatics approaches, this project will help to better understand the genetics factors underlying ALS natural history.