Déconstruction du mythe de la mère dans le cinéma espagnol contemporain

par Carine Cerdan

Projet de thèse en Etudes hispanophones

Sous la direction de Isabelle Steffen prat.

Thèses en préparation à CY Cergy Paris Université , dans le cadre de Arts, Humanité, Sciences Sociales , en partenariat avec AGORA - Laboratoire de recherche civilisation, identités culturelles, textes et francophonies (laboratoire) depuis le 17-10-2017 .


  • Résumé

    Dans l'Espagne du siècle dernier, la femme considérée comme décente semblait dédiée aux rôles d'épouse et de mère. Dans le cinéma, se reflète cette perception de la réalité: la maternité est un désir individuel de la femme mais également un obligation sociale. Sous le franquisme, les films étaient vérifiés par la censure et servaient, certes à divertir, mais aussi à guider les jeunes femmes dont l'objectif était de se marier et de fonder une famille. Ces jeunes femmes ne savaient pas toujours comment réagir face à certaines situations. Des films comme 'Madre y soltera en la vida'(1969) de Alfredo Landa leur présentaient des mises en situation. Avec la transition, les critiques se sont aiguisées et des portraits de mères castratrices représentaient de manière métaphorique une instance dictatoriale; comme dans 'Cría Cuervos'(1976) de Carlos Saura par exemple. Passe la transition, et pendant les années 90 deux archétypes de mères se dressent sur les écrans d'après Pilar Aguilar: des mères qui se sont sacrifiées pour leurs enfants, ou des mères avec une vie propre et des projets professionnels. Ces dernières sont présentées comme des montres d'égoïsme. Citons le film 'tacones lejanos' (1991) de Pedro Almodovar pour illustrer cette idée. Mais qu'en est-il du mythe de la mère dans le cinéma des années 2000? Les portraits sont-ils plus nuancés pendant cette période? Les archétypes se sont-ils renforcés? Notre travail consistera en l'analyse de l'image des mères présentes dans des films des années 2000. Le mythe de la mère protectrice et bienveillante est-il toujours d'actualité? Pour commencer, les films qui nourriront notre analyse seront: 'Mataharis', (2007) Icíar Bollaín 'Ma má', (2014) Julio Medem 'Gordos', (2009) Daniel Sanchez Arévalo 'Carmina y amén', (2012)Paco León Les histoires des différents films choisis se déroulent dans des milieux urbains en majorité et les actions se déroulent principalement dans des sphères privées.

  • Titre traduit

    deconstruction of the mother myth in the spanish contemporary cinema


  • Résumé

    In Spain of the last century, the woman considered decent seemed to be dedicated to the roles of wife and mother. In the cinema, this perception of reality is reflected: motherhood is an individual desire of the woman but also a social obligation. Under the Franco regime, the films were checked by censorship and were used to entertain, but also to guide young women whose aim was to marry and found a family. These young women did not always know how to respond to certain situations. Films such as 'Madre y soltera en la vida' (1969) by Alfredo Landa presented them with scenarios. With the transition, critics sharpened and portraits of castrating mothers metaphorically represented a dictatorial instance; as in 'Cría Cuervos' (1976) by Carlos Saura for example. Pass the transition, and during the 90s two archetypes of mothers stand on the screens after Pilar Aguilar: mothers who sacrificed themselves for their children, or mothers with a life of their own and professional projects. This ultimate are presented as watches of egoism. Let us quote the film 'tacones lejanos' (1991) by Pedro Almodovar to illustrate this idea. But what about the myth of the mother in the cinema of the years 2000? Are the portraits more nuanced? Have the archetypes been strengthened? Our work will consist in analyzing the image of the mothers present in films of the 2000s. Is the myth of the protective mother still relevant and benevolent? To begin, the films that will feed our analysis will be: 'Mataharis', (2007) Icíar Bollaín 'Ma má', (2014) Julio Medem 'Gordos', (2009) Daniel Sanchez Arévalo 'Carmina y amén' (2012) Paco León The stories of the different films chosen take place in the majority of the urban areas and the actions take place in private spheres.