L'influence française sur les universités d'Europe centrale à la fin du Moyen Âge

par Pauline Spychala

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Nathalie Gorochov.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de Ecole doctorale Cultures et Sociétés (Créteil ; 2015-....) , en partenariat avec Centre de recherche en histoire européenne comparée (Créteil) (laboratoire) depuis le 15-09-2017 .


  • Résumé

    Les universités sont une des grandes réalisations du Moyen Âge en Europe. Nés à la fin du XIIe siècle à Paris, Bologne et Oxford, ces centres intellectuels se construisent en relation avec les problématiques politiques, économiques et religieuses. La plupart des universités européennes suivent deux grands modèles : celui de l'université de Bologne et celui de Paris. L'une est plutôt contrôlée par les étudiants avec une prédominance de l'enseignement du droit, tandis que l'autre, Paris, est plutôt contrôlé par les maîtres avec une prédominance de l'enseignement de la théologie. Ce dernier est le modèle des universités d'Europe centrale à la fin du Moyen Âge, car les maîtres qui viennent de cet espace, ont étudié à Paris avant de rentrer chez eux. Les déplacements des maîtres à cette période ont une grande importance non seulement pour l'histoire philosophique mais aussi dans le cadre d'une étude structurelle de ce groupe de personnes. Travailler sur ce sujet grâce à un angle prosopographique permettra de connaître qui étaient ces personnes, ces maîtres, qui voyageaient à travers l'Europe avec des idées, des livres et leurs propres expériences. Afin de mieux d'avoir un point de vue complet sur les différents enseignements du Moyen Âge, le choix a été fait de prendre trois universités françaises spécialisées : Paris pour la théologie et les arts libéraux, Orléans pour le droit et Montpellier pour la médecine. Le but de cette étude est de mieux comprendre l'influence des universités françaises sur les nouvelles universités européennes du milieu du XIVe siècle à la fin du XVe siècle et de mieux comprendre les racines du modèle germanique propre, connu à partir du XVIe siècle.

  • Titre traduit

    The French influence on the universities of Central Europe at the end of the Middle Ages


  • Résumé

    The notion of university emerged in the Middle Ages and can be seen as one of the greatest realizations of this time in Europe. Born at the end of the 12th century in Bologna, Paris and Oxford, this intellectual center was built in relation with politics, economics and religious questions. Most of the European universities follow two big examples : the model of Bologna university and the model of Paris university. While the university of Bologna is controlled by its students and relates closely to law studies, theology studies play a significant rolewithin the university of Paris which is controlled by its lecturers (magistri). At the end of Middle Ages, the latter became the main model of the central European higher education institutions. This is due to the fact that many students originally from German cities (and other areas) studied in Paris. (A cette époque, on était souvent à la fois étudiants et professeurs en même temps) The travel patterns of the university lecturers at this period are not only relevant for the history of philosophy but also for a better understanding of structural history. This thesis aims to adopt a prosopographical angle in the study of these travel patterns in order to show who were these lecturers, who travelled throughout Europe with ideas, books and their own histories and experiences. To have a complete overview of the various instructions of the Middle Ages, the choice was made take three French universities specialized as starting point : Paris for theology and liberal arts, Orléans for law studies and Montpellier for medecine studies. The purpose is to analyze the influence of the French universities on the universities emerging in middle-Europa from the middle of the 14th century to the end of 15th century and to provide a deeper understanding of the roots of the German academic model, as known from the 16th century onwards.