Céramique chinoise (1271-1435) et monde iranien : production, diffusion, réception

par Valentina Bruccoleri

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Antoine Gournay.

Thèses en préparation à Sorbonne université , dans le cadre de École doctorale Histoire de l’art et archéologie (1992-.... ; Paris) , en partenariat avec Centre de Recherches sur l’Extrême Orient de Paris-Sorbonne (Paris) (equipe de recherche) depuis le 07-07-2017 .


  • Résumé

    Les céramiques chinoises produites sous la dynastie Yuan et sous les premiers Ming (1271-1435) ont joué un rôle prépondérant dans les interactions artistiques au sein de l’espace eurasiatique. Leurs voyages sur les routes maritimes et terrestres en firent en même temps des acteurs et des témoins importants des échanges entre mondes chinois et iranien. Après une première partie qui s’interroge sur l’influence des interactions sino-iraniennes sur la production de ces céramiques, en particulier sur la porcelaine de Jingdezhen, l’enjeu est de rassembler les informations dont nous disposons sur les pièces qui circulaient ainsi que sur le contexte socio-politique, et à mieux connaître les lieux et les modalités de leur diffusion. La dernière réflexion est consacrée à la réception des pièces dans le monde iranien, pour mieux comprendre ce qui se passait, pour un grès ou une porcelaine chinoise, une fois arrivée dans une Cour musulmane : comment cette pièce était vue, considérée, présentée et utilisée. Le dernier chapitre de cette partie explore en outre la production de céramique timouride, considérée ici comme exemple et témoin concret de ces échanges artistiques. Cette étude cherche donc à apporter un regard nouveau sur les relations sino-iraniennes et leurs conséquences sur la production de la céramique des Yuan et des premiers Ming, sur sa circulation et sa réception dans le monde iranien.

  • Titre traduit

    Chinese Ceramics (1271-1435) and the Persianate World : production, circulation, reception


  • Résumé

    Chinese ceramics produced under the Yuan and the early Ming period (1271-1435) played a major role in the artistic interactions within Eurasia. Their journey on maritime and land routes made them both actors and witnesses of the exchanges between Chinese and Persianate worlds. After a first chapter, which explores the influence of Sino-Iranian interactions on the production of these ceramics, in particular on Jingdezhen porcelain, the challenge is to gather the information we have on the pieces that circulated and to better understand places and methods of their dissemination. The last reflection is devoted to the reception of the pieces in the Persianate world, to better understand what happened to the Chinese object, made of high-quality ceramic, once it arrived in a Muslim court: how this piece was seen, considered, presented and used. The last chapter of this section also explores the production of Timurid ceramics, considered here as an example and concrete witness of these artistic exchanges. This study, therefore, seeks to shed new light on Sino-Iranian relations and their consequences on the production of Yuan and early Ming ceramics, on its circulation and reception in the Persianate world.