Civic Tech et représentation politique: promesses et limites. Applications concrètes et enjeux théoriques.

par Simon Heckler

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Sylvie Strudel.


  • Résumé

    La thèse propose une étude de la Civic Tech (abréviation de « civic technology » ou technologie civique), qui regroupe les acteurs passant par les outils numériques (plateformes et applications notamment) et qui veulent remodeler le lien entre représentants et représentés, aussi bien dans le cadre de l'action de l’État que dans les processus de participation, de délibération et de décision aux questions publiques et politiques. Il s'agit d'un objet neuf pour la science politique se rattachant principalement au champ d'étude de la représentation politique, et particulièrement à l'impact des nouvelles technologies sur celle-ci. Dans un contexte de défiance vis-à-vis de la représentation politique, la Civic Tech semble proposer une approche « disruptive » afin de donner un souffle nouveau au profane en politique et renouveler les pratiques d'inclusion citoyenne. Mais les acteurs et les outils différents qui la composent permettent-ils d'identifier un objet homogène ou des points de divergence, voire de conflits permettent-ils de repérer différentes logiques inconciliables? La Civic Tech s'inscrit-elle dans des traditions anciennes et classiques de la représentation ou introduit-elle une nouvelle manière de penser le politique ? Peut-on parler « d'uberisation » de la politique par la Civic Tech et si c'est le cas, qui favorise-t-elle ? L'objectif de cette thèse est ainsi de chercher à comprendre, en associant une approche par les acteurs et une approche par les outils, si la Civic Tech entend « déverticaliser » la représentation et/ou si elle déplace le curseur de la représentation sans en modifier la structure.


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