La place respective de la stratégie médiatique et de la stratégie militaire dans un conflit asymétrique. Le cas particulier de la deuxième guerre du Liban en 2006

par Amer Eldebek

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Francis Balle.


  • Résumé

    La guerre israélo-libanais de 2006 représente un épisode crucial du conflit israélo-arabe. Débuté le 12 juillet, cette guerre a opposé l'État d'Israël à une grande force libanaise, le Hezbollah. Le fait que l'armée israélienne ait été tenue en échec par une simple milice fait que la guerre semble avoir été perdue par l'État d'Israël et quelle semble avoir été gagnée par la milice chiite.Dès lors, quant à savoir si ne pas perdre équivaut à gagner, la question nest plus militaire mais psychologique et médiatique : elle passe par le symbolique et prend le chemin (tactique, pourrions-nous dire) du social. C'est l'importance du facteur psychologique, du traitement médiatique et de la communication politique en période de guerre asymétrique que nous souhaitons mettre en valeur dans notre recherche. Notre problématique consiste à savoir si remporter la guerre des images n'est pas la bataille ultime à gagner dans le cadre d'une guerre asymétrique, et si le secteur psychomédiatique n'est pas le vecteur ultime pour la machine de guerre pratiquant une « techno-guérilla ». La réponse à notre problématique devrait pouvoir situer la guerre de 2006 comme une guerre asymétrique non classique, comme « une guerre hybride dans sa stratégie de combat ». Ce constat, selon nous, doit faire l'objet d'une étude plus approfondie sur les spécificités de cette guerre qui s'inscrit dans un temps long au Proche-Orient, ayant eu une dimension médiatique et symbolique importante en tant que premier revers tactique sérieux pour l'armée israélienne, qui s'était forgée dans la région une réputation d'invincibilité ayant eu des conséquences non négligeables quant aux comportements des États arabes.


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