L'économie sociale et solidaire face à la question du travail. Une comparaison Mexique-France

par Reynalda Bérénice ALCALDE CASTRO

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Alain Musset et de David Barkin.


  • Résumé

    Pendant plusieurs décennies, les théories économiques néolibérales ont essayé de valider le principe d’un marché global en argumentant que toute activité humaine peut être mieux réalisée au sein du libre marché. Cependant, les différentes crises économiques ont montré que les inégalités se sont accentuées et qu'il n'y a pas assez d'emplois pour tout le monde. La question sociale a principalement porté sur la relation entre le revenu et le travail comme moyen de redistribuer la richesse. Un autre "monde" n'est pas seulement souhaitable mais nécessaire. Dans ce contexte, l'économie sociale et solidaire (ESS), est présentée comme un « modèle alternatif » qui fait face au néo-libéralisme. Ce modèle implique une certaine ambivalence, d’une part, le souhait de mettre au centre des préoccupations le bien-être des personnes et non pas le capital, ce qui signifie qu'il faut trouver une logique de travail différent qui soit en mesure de résister à la pression du capitalisme; et d'autre part, être un palliatif qui contribue à résoudre, à court terme, les problèmes auxquels fait face le système en réinsérant, de diverses manières, encore et encore, les personnes qui ont été exclues du marché du travail, en se basant sur l'acceptation de la relation salariale comme accès aux droits fondamentaux. Face à cela, il y a donc lieu de se demander : quelle est la contribution de l'économie sociale et solidaire à la construction d’alternatives en relation à la question du travail ? Sur la base de cette question et à partir d'une étude des concepts et de l'histoire de l’ESS, cette recherche propose, dans un premier temps, neuf principes qui permettront de différencier l'ESS de l'économie capitaliste. Par la suite, l’étude établi cinq axes d’action liées au travail: la finance solidaire; l’accompagnement et la formation socioprofessionnelle; les mécanismes et réseaux de coopération pour la promotion du travail; le développement local et territorial; et la promotion, la sensibilisation et l'intervention en faveur du travail et de l'emploi. Grâce à une analyse comparative entre le Mexique et la France, l’étude distingue les pratiques spécifiques de l’ESS, avec des études de cas, et les axes d'action déterminés résultant de l'utilisation d'instruments quantitatifs et qualitatives. Ainsi elle cherche à montrer les convergences et les divergences afin d’ouvrir le débat et montrer les défis dans la matière.


  • Résumé

    For several decades, neo-liberal economic theories have attempted to validate the “all market” principle, arguing that human activities can best realized under a free market system. However, the numerous economic crises have further exacerbated inequalities and have highlighted the lack of employment opportunities for all. In response to this problem, the social question has focused mainly on the relationship between income and work as a form of redistribution of wealth. Therefore, another “world” is not only desirable but necessary. Under this context, the social and solidarity-based economy (SSE) is presented as an "alternative model” to neo-liberalism. This model implies a certain ambivalence, on the one hand, is the desire to place people’s welfare at the centre of the concern and not capital, which leads to the search for a different approach capable of resisting the pressure of capitalism. On the other hand, is to be a palliative that contributes to solve, in the short term, the problems that the system faces by continuously reintegrating by various means, , individuals who have been excluded from the labour market, beginning with the acceptance of the fact that wage relations enable access to fundamental rights. In the face of this, it is worth asking: what is the contribution of the social and solidarity economy to the construction of alternative solutions to the issue of work? Based on this question and by exploring the concepts and history of the SSE, this research first presents nine principles to differentiate SSE from capitalist economy. Subsequently, the study establishes five axes of action related to work: solidarity finance; guidance and professional training; cooperation mechanisms and networks for the promotion of work; local and territorial development; and promotion, awareness-raising and intervention in favour of work and employment. Through a comparative analysis between Mexico and France, the research breaks down the specific practices of the ESS, including case studies, and the principles and axes of action determined by the use of quantitative and qualitative instruments. As a result, it seeks to bring out the convergences and divergences, and open room for further debate and to identify new challenges posed by the matter.

  • Titre traduit

    La economía social y solidaria frente a la cuestión del trabajo. Una comparación México-Francia


  • Résumé

    Durante varias décadas, las teorías económicas neoliberales han intentado validar el principio de mercado total, sosteniendo que las actividades humanas pueden realizarse mejor en mercados libres. Sin embargo, las diversas crisis han profundizado las desigualdades y han puesto de manifiesto la insuficiencia de empleo para todos. La cuestión social se ha enfocado principalmente alrededor de la relación ingreso y trabajo como forma de redistribución de la riqueza. Otro mundo no sólo es deseable sino necesario; en este contexto, la economía social y solidaria (ESS), es presentada como “un modelo” alternativo al neoliberalismo, la cual conlleva una ambivalencia, por un lado, el anhelo de poner en el centro de su preocupación el bienestar de las personas, y no el capital, lo que implica la búsqueda de una lógica de trabajo distinta capaz de resistir a la presión del capitalismo; y por otro lado, ser un paliativo que contribuye a resolver, a corto plazo, los problemas que enfrenta el sistema, reinsertando por diversas vías, una y otra vez, a los individuos que han sido excluidos del mercado laboral, partiendo de la aceptación de la relación salarial como acceso a derechos fundamentales. Frente a ello, vale la pena preguntarse: ¿cuál es la aportación de la economía social y solidaria a la construcción de alternativas frente la cuestión del trabajo? Con base en esta pregunta y partiendo de un estudio sobre los conceptos e historia de la ESS, primeramente, esta investigación plantea nueve principios para diferenciar a la ESS de la economía capitalista. Posteriormente, se establecen cinco ejes de acción relacionados al trabajo: finanzas solidarias; acompañamiento y formación socio-profesional; mecanismos y redes de cooperación para el impulso al trabajo; desarrollo local y territorial; y promoción, sensibilización e intervención en favor del trabajo y del empleo. A través de una comparación entre México y Francia, se disgrega dentro del complejo quehacer de la ESS, las prácticas específicas de dicha temática, entretejiendo los casos de estudio, con los principios y ejes de acción determinados, producto de la utilización de instrumentos cuantitativos y cualitativos, para poner en evidencia sus convergencias y divergencias, que abren una ventana de debate y desafíos en la materia.