Spiritualité et imaginaire de l’exil dans «Dieu est né en exil» de Vintila Horia et «Job. Histoire d’un home simple» (ou «Le Poids de la Grâce») de Joseph Roth et d’autres récits de l’exil

par Georgeta Claudia Stanila

Projet de thèse en Lettres Modernes

Sous la direction de Jean-jacques Tatin.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 06-10-2016 .


  • Résumé

    Le thème de l’exil constitue un champ particulièrement riche pour les études littéraires, qu’illustrent déjà de nombreux travaux. Au delà de la diversité de langue, de culture et d’époque des œuvres traitées, les études qui leur sont consacrées laissent encore de l’espace ā des réflexions et des analyses appuyées sur des antinomies critiques, telles que: déracinement/ enracinement, identité /altérité, exode/refuge, oubli/reconnaissance, coupure du départ/ rêve de retour, étranger/autochtone, - notions qui ont aussi une dimension culturelle et historique. Les Balkans du fait des nombreux bouleversements politiques de leur histoire, des mélanges et des affrontements religieux et culturels qu’ils ont connus, ainsi que de la sensibilité et le lyrisme qui leur sont propres, ne pouvaient manquer de donner naissance à des fictions de l’exil. À l’aide des catégories critiques mentionnées, nous nous proposons d’aborder deux œuvres romanesques, «Dieu est né en exil» (éd. française 1960) de l’écrivain roumain Vintila Horia et «Le Poids de la Grâce» (ou «Job. Histoire d’un home simple») de Joseph Roth (éd. allemande 1930, 1ère trad. Française 1962). Nous nous proposons d’analyser dans ces deux œuvres les stratégies de récit et d’écriture qui leur sont propres mais qui visent à construire, dans les deux cas, une figure de l’exil où l’imaginaire rencontre le vécu. En nous concentrant sur ces deux œuvres, nous n’exclurons pas, chemin faisant, de renvoyer ponctuellement à d’autres récits pour éclairer notre analyse comparative. Toutefois c’est dans la perspective des rapports entre spiritualité et création littéraire, mais aussi entre la conscience de la patrie (et de la langue maternelle) et du déracinement (et de l’altérité linguistique) dans l’expérience de l’exil que nous souhaitons aussi nous placer. Nous voudrions montrer que les deux œuvres partagent une conception de l’exil comme quête de salut individuel et collectif, inspirée par les deux traditions culturelles et religieuses qui constituent la source d’inspiration, avouée ou non, de chacun de ces deux auteurs.


  • Pas de résumé disponible.