Édition critique du Parnasse des poetes françois modernes, contenant leurs plus riches et graves Sentences, Discours, Descriptions, et doctes enseignemens, recueillies par feu Gilles Corrozet (1571-1578)

par Antonin Godet

Projet de thèse en Langues et littératures françaises

Sous la direction de Michèle Clément.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de Lettres, Langues, Linguistique, Arts , en partenariat avec Institut d'Histoire des Représentations (equipe de recherche) depuis le 18-01-2017 .


  • Résumé

    En 1571 paraît, à Paris, "Le Parnasse des poetes françois modernes" – œuvre conçue comme une anthologie poétique de lieux communs par Gilles Corrozet. Si la conception intellectuelle et esthétique du Parnasse revient à Gilles Corrozet (qui meurt en 1568) c’est néanmoins à son fils, Galiot Corrozet, que nous en devons l’édition en 1571, en 1572 et – surtout – en 1578. Le Parnasse interroge notre représentation de ce qu’est un éditeur au XVIe siècle. Le Parnasse est d’abord l’œuvre de Gilles Corrozet qui illustre à travers plus d'une trentaine de poètes français à la fois l’espace et le temps de la poésie française du XVIe siècle. Gilles y a compilé près de 400 fragments poétiques pour leur saveur gnomique. En 1578, Galiot amplifie cette œuvre de plus de 140 fragments. Ce recouvrement des gestes éditoriaux de l’un et de l’autre est une piste de recherche qui étonne notre conception de ce qu’est le travail, et l’art, de l’éditeur du XVIe siècle. Au sein de l’œuvre se crée une tension constante entre la volonté de compiler fidèlement les sources et celle de les réécrire. Cette forme anthologique intéresse également notre histoire des formes : les éditeurs Corrozet n’adoptent pas une ligne de référenciation stable, ce qui satisfait une heuristique certaine pour le chercheur contemporain. L’édition du Parnasse est un prisme où s’observent l’expression des goûts et l’histoire de la poésie du XVIe siècle, mais aussi une vision archétypale de ce qu’est le langage poétique. L’édition de cette œuvre s’avère ainsi particulièrement utile pour comprendre l’évolution de notre patrimoine poétique, sa réception ainsi que sa diffusion.