Comment Toru Takemitsu parvient-il à dépasser les limites inhérentes à l'instrument dans ses oeuvres pour guitare (soliste, chambre, orchestre) ?

par Marie-Françoise Blache

Projet de thèse en Musique et musicologie

Sous la direction de Emmanuel Reibel.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de Lettres, Langues, Linguistique, Arts , en partenariat avec Institut d'Histoire des Représentations (equipe de recherche) depuis le 11-12-2016 .


  • Résumé

    Nous étudierons les œuvres pour guitare (soliste, musique de chambre, orchestre) de Toru Takemitsu en tentant de révéler l’originalité de ses compositions. Notre problématique centrale consistera à nous demander comment il est parvenu à dépasser les lacunes inhérentes à l’instrument, sachant que ce dernier est réputé ardu en raison de ses limites concernant les positions des accords. En effet, il est malaisé de trouver leur renversement dans les tessitures voulues et il n’est pas très sonore, surtout dans la musique d’ensemble. Nous en profiterons également pour savoir comment Takemitsu est parvenu à intégrer les enjeux de la musique contemporaine avec de telles contraintes. Nous définirons ainsi trois grands axes : le dépassement de la technique propre à l’instrument (par l’abandon d’échelles tonales au profit d’ échelles très diversifiées, par l’imitation des instruments entre eux, par une réorganisation du langage musical préformé au profit de la forme organique, par l’insertion de citations à la frontière entre plusieurs langages, polysémiques et métaphoriques), la négociation avec les autres instruments (par l’organisation de l’espace sonore, ainsi que le traitement des masses et des timbres sous l’angle de l’enveloppe du son, par les échos entre les instruments et la prise en compte de la réceptivité, par l’intégration de traits d’écritures propres à d’autres compositeurs), et enfin l’intégration des enjeux de la musique contemporaine (par la notion de forme organique, par l’enveloppe du son, par des associations et convergences entre la culture japonaise er occidentale, par la notion de statisme, de cycles, et par le rôle donné au silence).


  • Pas de résumé disponible.