Dette publique et croissance économique

par El mostafa Bentour

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Cyriac Guillaumin.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de École doctorale sciences économiques (Grenoble) , en partenariat avec Centre de Recherche en Economie de Grenoble (laboratoire) depuis le 01-10-2016 .


  • Résumé

    Au moment de la crise de 2007/2008, la politique budgétaire, a été mise en avant, après que les taux d'intérêts aient atteint leurs limites inférieures dans la plupart des pays développés. Les plans de relance budgétaire mis en œuvre au début de la crise ont plus participé au creusement des déficits et à l'augmentation des dettes publiques qu'à la reprise de la croissance économique. La crainte d'une crise des dettes souveraines en Europe et dans d'autres pays développés a incité les décideurs, supportés par les avis de certains économistes et des institutions internationales, notamment européennes, à faire inverser le chemin de la relance par des plans d'austérité et de consolidation fiscale. Les résultats insuffisants de ces politiques ont ouvert un vaste champ de recherche sur l'efficacité des politiques adoptées pour sortir de la récession. Le prolongement de la récession déclenchée par la crise de 2007-2008 a été attribué par des économistes à deux idées principales. La première est que des taux d'endettement élevés handicapent la croissance. Cette idée a été initiée par les travaux de Reinhart et Rogoff (2010) qui ont affirmé qu'il existe un seuil d'intolérance de la dette de 90% à partir duquel la dette publique affecte négativement la croissance. La deuxième idée est l'effet des dépenses publiques sur la croissance économique apprécié par la valeur du multiplicateur. Selon certaines recherches récentes, la valeur du multiplicateur en temps de crises est plus grande qu'en temps d'expansion d'où le coût élevé de l'austérité en temps de récession. Les recherches empiriques se sont intensifiées suscitant plusieurs controverses aussi bien sur le seuil d'intolérance de la dette que sur la valeur du multiplicateur. L'objet de cette thèse est de montrer, d'une part, qu'il n'existe pas de seuil de dette commun à tous les pays. D'autre part, analyser les implications de la prédominance de la modélisation d'inspiration néoclassique subordonnant la politique budgétaire à la politique monétaire depuis les années 70 sur les résultats du seuil et des multiplicateurs.

  • Titre traduit

    Public debt and economic growth


  • Résumé

    At the time of the 2007/2008 crisis, fiscal policy has been put forward, after interest rates have reached their lower limits in most developed countries. Fiscal stimulus plans implemented at the beginning of the crisis have further contributed to higher deficits and rising public debt as the resumption of economic growth. The fear of a sovereign debt crisis in Europe and other developed countries has prompted policy makers, supported by the opinion of some economists and international institutions, to reverse the path of recovery by austerity and fiscal consolidation plans. The unsatisfactory results of these policies have opened up a vast field of research on the effectiveness of policies adopted to get out from the recession. The extension of the recession triggered by the crisis of 2007-2008 was attributed by economists to two main ideas. The first is that high debt levels hamper growth. This idea was initiated by the work of Reinhart and Rogoff (2010) who stated that there is a threshold of intolerance of debt of 90% at which public debt negatively affects growth. The second idea is the effect of government spending on economic growth assessed by the value of the multiplier. According to some recent researches, this value is larger in times of crises than in times of expansion leading to a high painful austerity during a recession. Empirical research has been intensified prompting several controversies both on the threshold of intolerance of debt and the value of the multiplier. The purpose of this thesis is to show, firstly, that there is no common debt threshold to all countries. Second, analyze the implications of the dominance of neoclassical modeling, subordinating fiscal policy to monetary policy since the 70s, on the results of threshold and multipliers. The extension of the recession triggered by the crisis of 2007-2008 was attributed by economists to two main ideas. The first is that high debt levels hamper growth. This idea was initiated by the work of Reinhart and Rogoff (2010) who said that there is a threshold of intolerance of debt of 90% at which public debt negatively affects growth. The second idea is the effect of government spending on economic growth enjoyed by the value of the multiplier. According to some recent research, the value of the crises from time to multiplier is larger in times of expansion where the high cost of austerity during a recession. Empirical research has intensified prompting several controversies both on the threshold of intolerance of debt on the value of the multiplier. The purpose of this thesis is to show, firstly, that there is no common debt threshold to all countries. Second, analyze the implications of the dominance of neoclassical modeling subordinating fiscal policy to monetary policy since the 70s on the results of threshold and multipliers.