La cooperation peut –elle être sous selection sociale ou sexuelle?

par André Ferreira (André)

Projet de thèse en Sciences de l'évolution et de la Biodiversité

Sous la direction de Claire Doutrelant et de Rita Covas.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de GAIA - Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau , en partenariat avec CEFE - Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (laboratoire) et de Génétique et Ecologie Evolutive (equipe de recherche) depuis le 28-02-2017 .


  • Résumé

    Comprendre la coopération représente un des défis majeurs en biologie évolutive. La théorie de la parentèle de Hamilton est une explication majeure et puissante de l'occurrence de nombreux comportement coopératifs. Cependant l'obtention de bénéfices indirects ne peut expliquer toute la diversité des comportements coopératifs et il est maintenant indispensable de mener des recherches pour quantifier les possibles bénéfices directs de la coopération. Ces bénéfices direct peuvent être sociaux ou sexuels si les individus plus coopératifs sont préférentiellement choisis comme partenaires. De tels bénéfices suggérerait une sélection sociale ou sexuelle. Ces hypothèses n'ont pas encore été que peu testées et pas chez les animaux car on ne comprend pas comment la coopération peut être un trait faible donnant des bénéfices à celui qui le choisit. Je testerai dans cette thèse une approche nouvelle consistant à déterminer si la coopération est fiable car consistante dans le temps, c'est à dire si elle représente un trait de personnalité ; Je réaliserai par ailleurs expériences et analyses de réseaux sociaux pour quantifier les bénéfices sociaux et sexuels de la coopération. Ce travail portera sur le républicain social (Philetarius socius), un oiseau à reproduction coopérative.

  • Titre traduit

    Can cooperation be under social or sexual selection?


  • Résumé

    Cooperation is one of the greatest unsolved challenges in biology. Hamilton's kin selection theory is a key explanation for cooperation but is now recognised as insufficient to explain the diversity of cooperative behaviours and currently there is an urge to quantify the role of direct benefits for co-operators. Direct benefits could arise from sexual or social selection if more cooperative individuals are preferentially chosen as partners. However, these hypotheses have been overlooked in animals, because cooperativeness has to reliably advert a hidden or repeatable quality to be used in partner choice and the reliability of cooperation is not understood. I will test whether cooperativeness is reliable because it is consistent over time and contexts (personality trait). I will use experiments and social network analyses to determine whether cooperativeness has social or sexual benefits. This work will be done a cooperatively breeding bird, the sociable weaver (Philetarius socius)