La blancheur virtuelle: la gouvernance raciale, la crise de la blancheur, et l'affect à l'ère du numérique

par Christine Goding Doty

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de Marc Crépon et de Barnor Hesse.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres en cotutelle avec l'University of Northwestern , dans le cadre de École doctorale École transdisciplinaire Lettres/Sciences (Paris) , en partenariat avec PAYS GERMANIQUES (laboratoire) et de École normale supérieure (Paris ; 1985-....) (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-10-2015 .


  • Résumé

    La blancheur virtuelle: la gouvernance raciale, la crise de la blancheur, et l'affect à l'ère du numérique Ce projet est intéressé à explorer la relation entre l'affect et la blancheur, et se concentre sur ce qu'Arun Saldanha appelle "la virtualité de race" pour examiner la malléabilité radicale de la blancheur. Pour mettre en évidence le rôle de virtualité dans le fonctionnement du système de race, il se situe dans l'espace numérique pour montrer comment la race est produite en ligne malgré l'absence de corps physiques et les marqueurs traditionnels de race. Ce projet prend une approche critique à la définition même du concept de race et soutient que la virtualité n'a pas été prise en compte correctement et ainsi les changements majeurs dans la dominance de blancheur ont passé inaperçus. Je théorise que la blancheur est au milieu d'une crise qui est exprimée et exacerbée par les formats numériques de socialité, et par conséquent la dissertation examine quelles nouvelles formes de dominance raciale apparaissent de l'espace numérique, lisant la race comme un système de gouvernance qui ne diminue pas en jour présent, mais développe de nouvelles formations grâce à l'âge numérique.

  • Titre traduit

    Virtually White: Racial Rule, the Crisis of Whiteness, and Affect in the Digital Age


  • Résumé

    Virtually White: Racial Rule, the Crisis of Whiteness, and Affect in the Digital Age This dissertation is interested in exploring the relationship between affect and whiteness, drawing out what Arun Saldanha would call "the virtuality of race," in order to examine the radical malleability of whiteness. In order to highlight the role of virtuality in the functioning of race, it looks to digital space to demonstrate how race is produced online despite the absence of physical bodies and traditional markers of race. This project takes a critical approach to the very definition of the concept of race and argues that virtuality has not been taken into account properly and thus major shifts in the dominance of whiteness have gone unnoticed. Theorizing whiteness as in the midst of a crisis that is expressed and exacerbated through digital forms of sociality, the dissertation examines what new forms of racial dominance emerge from digital space, reading race as a system of governance that is not diminishing in the present day but developing new formations thanks to the digital age.