« Une vie incomplète » : le cas particulier de la colonia Miguel Hidalgo, Ecatepec, État de Méxco.

par Erika melina Araiza diaz

Projet de thèse en Sociologie


Sous la direction de María-Eugenia Cosío-Zavala.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Europe latine et Amérique latine (2015-.... ; Paris) , en partenariat avec Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (equipe de recherche) depuis le 01-11-2004 .


  • Résumé

    “Une vie incomplète”: Le cas particulier de la colonia Miguel Hidalgo, Ecatepec, État de México Tout en défiant l’anthropologie classique, cette étude montre la manière selon laquelle les perspectives intimistes peuvent contribuer à la compréhension de phénomènes sociaux. Le point de départ est celui de l’histoire personnelle de l’auteure et la méthode employée implique la reconnaissance d’une problématique partagée avec l’altérité étudiée ici. Cependant, il ne s’agit pas d’un récit autobiographique mais bien d’une tentative de saisir dans le dialogue avec autrui des réponses à un avenir individuel et collectif. En cela, l’objectif est d’expliquer comment est-ce que les habitants d’un quartier défavorisé, comme celui de Miguel Hidalgo dans la périphérie de la Ville de Mexico, s’organisent pour faire face aux multiples infortunes qui mettent en péril leur vie dans le quotidien, et d’établir quels sont les différents facteurs qui interviennent dans le fait que certains individus parviennent à réaliser une trajectoire d’ascension sociale alors que d’autres non. Cette thèse décrit d’abord le mode selon lequel les habitants se sont organisés pour satisfaire leurs besoins de base et faire face à leur situation défavorable. Elle examine ensuite l’existence d’un modèle socioéconomique, étendu à la communauté, fondé sur la transformation de l’unité domestique dans une unité de production. Elle explore ensuite les possibilités qu’ont les habitants du quartier de Miguel Hidalgo d’accomplir une certaine ascension sociale grâce aux études. Elle montre aussi les modes selon lesquels les résidents de cette zone prétendent transformer la société, pour réaffirmer les liens communautaires ou bien pour construire de nouvelles identités. En conclusion, il est établi que, même quand dans une large mesure les jeunes ont été ceux qui ont impulsé la transformation et la dilution de la société, ce sont eux qui actuellement s’efforcent davantage à récupérer les valeurs communautaires et produire de nouvelles formes pour leur expression.

  • Titre traduit

    “Living an Incomplete Life” : the Particular Case of the Miguel Hidalgo Neighborhood, Ecatepec, Mexico


  • Résumé

    “Living an Incomplete Life”: The Particular Case of the Miguel Hidalgo Neighborhood, Ecatepec, Mexico This study shows the manner in which an intimate perspective may contribute to the understanding of social phenomenons, as a means to challenge classical anthropology. The starting point is the author’s personal history, used as a method that entails the recognition of shared issues with the otherness that she seeks to study. However, this is not an autobiographical tale, but an attempt to find, through dialogue with the other, answers about the individual and collective process of becoming. The goal is to explain how the inhabitants of Miguel Hidalgo, an underprivileged neighborhood in Mexico City’s periphery, organize themselves in order to confront the myriad of vicissitudes which put their livelihoods at risk from day to day, and to establish which are the different factors that intervene in the fact that some individuals achieve a certain level of social mobility, while others do not. The starting point is the description of the way in which neighbors organize in order to fulfill their basic needs and confront the challenging situation. It is also proposed that a socioeconomic model, based on the transformation of the household into a unit of production, has spread throughout the community. The possibilities for social mobility of Miguel Hidalgo residents through education are then explored. The means by which the residents of the area pretend to transform society, either to reassert community bonds or to build new identities, are also shown.The study concludes by proposing that, although it has been the youth the ones which have impelled the transformation and dilution of society, it is also they the ones that put up a bigger effort in regaining community values and in producing new forms for their expression.