Pratiques de cour à l'époque mamelouke (1250-1516)

par Sami Benkherfallah

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Stéphane Boissellier et de Abdelmajid Boudjella.

Thèses en préparation à Poitiers en cotutelle avec l'Université Abou Bekr Beklaid Tlemcen , dans le cadre de École doctorale Lettres, pensée, arts et histoire (Poitiers ; 2009-2018) , en partenariat avec Etudes civilisationnelles (Algérie) (laboratoire) depuis le 01-10-2016 .


  • Résumé

    Les Mamelouks ont de tout temps fasciné les historiens. Les dernières décennies ont été un terreau favorable à la recherche sur ces questions, notamment favorisées par l’intérêt grandissant des chercheurs sur les sciences liées à la méditerranée. Les historiens ce sont longtemps concentrés sur l’histoire politique et militaire du sultanat mamelouk. Cependant, certains terrains demeurent inexplorés et méritent que l’on s’y intéresse davantage, à l’image des pratiques de cour qui n’ont été l’objet que de quelques travaux. Cette thématique apparaît dès lors comme un véritable sujet innovant et mérite de faire l’objet d’une recherche complète et approfondie. Les pratiques à la cour mamelouke étaient aussi nombreuses que variées. Elles se manifestaient à travers l’alimentation, tant par la complexité du service que par la composition des mets préparés. On se plaisait à se parfumer et sophistiquer son apparence. Ces pratiques apparaissaient comme de véritables éléments de distinctions. Les divertissements mondains étaient réservés à une seule catégorie de la société, à l’image du sultan qui se plaisait à jouer au polo et partir à la chasse. Chaque pratique du quotidien était l’occasion de mettre en place un cérémonial minutieux selon un calendrier précis. Certaines fêtes, telles que la cérémonie du mahmal ou la réception d’un dignitaire étranger laissées place à de somptueuses fêtes où le peuple n’était qu’occasionnellement convié.