Dénoncer, confesser, rechercher. Controverses autour des « Disparus forcés » et traitement des cadavres anonymes à Medellín et dans le département d’Antioquia, Colombie

par Ivan Massin

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Philippe Erikson et de Anne-Marie Losonczy.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 13-09-2016 .


  • Résumé

    Phénomène complexe et hétérogène, la disparition de personnes du fait du conflit armé colombien est le point de départ problématique de cette thèse. Tantôt méthode pour faire disparaître opposants politiques réels ou supposés utilisée par les acteurs armés, tantôt conséquence d’autres formes de violence telles que, par exemple, le séquestre ou le recrutement forcé qui dérapent, les corps que l’on enfouit ou que l’on jette au fleuve après un massacre, sa définition est sujet à controverse. Dans le contexte colombien actuel qualifié de transitionnel ou de post-conflit, les politiques de réconciliation produisent des versions du conflit armé et donc des évènements de disparitions. Plurielles et parfois contradictoires ces versions ont pourtant toujours pour objectif, affirmé ou implicite, de constituer une vérité objective des faits passés, leur transmission se fait alors l’enjeu de véritables luttes testimoniales. J’étudierai dans cette thèse les relations entre trois formes d’expression et d’action qui concourent à la formation de cette controverse autour de la vérité de la disparition forcée en Colombie que sont les dénonciations, les confessions et les recherches de disparus. Trois modalités mises à l’épreuve par des collectifs en concurrence tels que les proches de disparus, les coupables de disparitions et les actants chargés des processus d’exhumations mais également par les disparus eux-mêmes qui ne sauraient rester exclus ni silencieux et encore moins invisibles de cette controverse les concernant.


  • Pas de résumé disponible.