La certitude morale chez Descartes

par Vincent Darveau-st-pierre

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de Delphine Antoine-Mahut.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de École doctorale de philosophie (Lyon) , en partenariat avec École normale supérieure de Lyon (établissement opérateur d'inscription) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    Je m’intéresse de façon générale à la remise en question de la dichotomie traditionnelle entre connaissance démonstrative et connaissance probable dans l’histoire des idées. Chacun sait que l’émergence du probable au rang des connaissances est l’un des événements majeurs marquant l’entrée dans la modernité. Ce projet de thèse, sur le thème de La certitude morale chez Descartes, inscrit le philosophe au cœur de ce problème et comporte deux aspects principaux. Dans un premier temps, il s’agit d’évaluer la valeur épistémique de la « certitude morale » dans la pensée cartésienne. Dans un second temps, il s’agit de situer ce vocabulaire singulier – cette certitude désigne chez Descartes toute certitude qui n'est pas absolue : son registre n'est donc pas exclusivement moral – dans l’histoire des probabilités épistémiques, c'est-à-dire des probabilités dépourvues de fondements statistiques. On sait que l’élévation de ce genre primitif de probabilité au statut des connaissances a été justifiée avec force par les apologistes chrétiens au XVIIe siècle, qui défendaient la certitude épistémique des preuves du christianisme fondées sur des données contingentes. Mais personne n’a encore envisagé d’établir une filiation entre Descartes et cette tradition en vue d’éclaircir la signification de ce qui paraît être une réappropriation lexicale. Mes recherches s’inscrivent ainsi de façon originale dans l’histoire de la philosophie de la connaissance en contextualisant le vocabulaire épistémologique cartésien au sein de cette discussion encore méconnue marquée par une origine religieuse.


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