La perception des sons non-natifs: une évaluation de la robustesse de l'entraînement auditif

par Gerda Melnik

Projet de thèse en Sciences cognitives

Sous la direction de Sharon Peperkamp.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres , dans le cadre de Cerveau, cognition, comportement , en partenariat avec LABORATOIRE DE SCIENCES COGNITIVES ET PSYCHOLINGUISTIQUE (laboratoire) et de Ecole normale supérieure (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    L'apprentissage des langues étrangères à l'âge adulte est généralement associé à la difficulté de perception des contrastes phonologiques qui ne sont pas utilisés dans la langue maternelle de l'apprenant. De nombreuses études ont montré que les différentes techniques d'entraînement auditif peuvent réduire cette difficulté. Ce type d'entraînement a un effet positif à long terme qui ne se limite pas aux locuteurs et aux contextes phonétiques utilisés lors de l'entraînement. Néanmoins, la plupart de ces études portent sur l'apprentissage phonologique de bas niveau, et laissent de côté la question de savoir si l'effet de l'entraînement auditif est généralisable au traitement phonologique de haut niveau. L'objectif principal de ce projet est d'évaluer la robustesse de l'effet de l'entraînement auditif. Nous allons aborder trois aspects qui pourraient avoir un impact important sur l'efficacité de l'entraînement. Tout d'abord, le filtrage du bruit dans la perception de la parole non-native est plus difficile que celui de la parole native. Nous allons tester si l'entraînement auditif sur un contraste non-natif améliore la perception de ce contraste dans le bruit. En second lieu, la perception des sons de la parole est à la base de la reconnaissance des mots. Ainsi, nous allons examiner si les effets de l'entraînement pré-lexical peuvent être transférer au niveau post-lexical du traitement, à savoir à la reconnaissance des mots. Troisièmement, l'entraînement auditif n'est pas efficace de manière égale pour tous les individus. Nous allons donc étudier le rôle des différences individuelles des capacités cognitives (mémoire etc.) et de la motivation dans la réussite de l'entraînement.

  • Titre traduit

    Perception of non-native speech sounds: assessing the robustness of auditory training


  • Résumé

    Learning a foreign language in adulthood is generally associated with difficulties in perceiving phonological contrasts that are not used in the native language of the learner. Much research has demonstrated that with training, this difficulty can be reduced. The benefit from training has been shown to be long-lasting and not limited to the speaker(s) and the phonetic contexts that were used for training. Nevertheless, most of these studies focussed on low-level phonological learning, leaving aside the question whether the effect of training is generalizable to higher-level phonological processing. The main goal of this project is to understand how robust the effect of training is. We will address three aspects that might have an important impact on the effectiveness of training. First, filtering out noise in foreign speech perception is harder than in native speech perception. We will test if auditory training on a non-native contrast improves the perception of this contrast in noise. Second, speech sound perception lies at the basis of word recognition. Thus, will investigate whether the effects of pre-lexical training are transferable to the post-lexical level of processing, namely, to word recognition. Third, training is not equally efficient for all individuals. We therefore will study the role of individual differences in cognitive skills (memory etc.) and motivation for a successful training.