Création de connaissances à partir des outils professionnels

par Antoine Flepp

Projet de thèse en Informatique

Sous la direction de Julie Dugdale.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de École doctorale mathématiques, sciences et technologies de l'information, informatique (Grenoble) , en partenariat avec Laboratoire d'Informatique de Grenoble (laboratoire) et de MAGMA - Systèmes Multi-Agents (ancien Leibniz) (equipe de recherche) depuis le 27-01-2017 .


  • Résumé

    À la fin des années 1950 Peter Drucker introduisit la notion de Knowledge Worker (KW) pour désigner ce qui représenterait, selon lui, la plus grande valeur de l'entreprise au 21ème siècle. Le KW peut être défini comme la personne qui crée de la connaissance ou inclure également, selon un point de vue moins restrictif, celui ou celle qui gère et partage de l'information [3]. L'importance de la connaissance au sein de l'entreprise n'a cessé d'augmenter ces dernières décennies, conséquence de l'effort d'équipement des KW avec des infrastructures et des outils permettant les communications et le partage d'information [4], tels que l'e-mail, la messagerie instantanée, l'audio et la vidéo conférence, les réseaux sociaux d'entreprise, etc. Bien que ces outils ne fussent pas conçus à l'origine pour la gestion de la connaissance, leur omniprésence et leur fort usage les ont transformés en riches bases de connaissance sous-jacente. Ces bases, telles que celles du mail, peuvent être enrichies et exploitées collectivement [5]. Ainsi, l'objectif de la thèse est, d'une part, de permettre la constitution d'une base de connaissances d'entreprise à partir de l'analyse des données de contenu et d'usage des outils de communication et de collaboration et, d'autre part, de fournir des mécanismes facilitant l'exploitation de cette base. In fine et d'un point de vue applicatif, les connaissances qui pourront être obtenues devront pouvoir être exploitables à deux niveaux : • au niveau individuel : afin d'aider l'utilisateur à mieux gérer son activité et ses compétences, améliorer son bien-être au travail et lui fournir des applications ou services contextualisés répondant à ses préférences ou habitudes ; • au niveau collectif : de manière à capitaliser sur ces connaissances pour améliorer l'intelligence collective, et les associer à des processus métier de l'entreprise. Ce sujet soulève plusieurs questions auxquelles la thèse cherchera à apporter des réponses : • comment capter les données d'usage des outils et les corréler avec les contenus produits ou manipulés ? • comment agréger ces données brutes et les transformer en connaissances métier ou en connaissances du comportement et de l'affect ? • comment peut-on exploiter, individuellement ou collectivement, ces connaissances explicites ou tacites ? Pour quoi faire ? Pour quelle valeur ? • indépendamment de l'évolution des contraintes juridiques relatives à la capture de données d'usage et l'analyse des contenus, comment peut évoluer le niveau d'acceptabilité par l'utilisateur en fonction des avantages qu'il peut en retirer ? [3] Mosco, V. & McKercher C. (2008). The Laboring of Communication: Will Knowledge Workers of the World Unite? [4] Maier, R., & Hädrich, T. (2011). Knowledge Management Systems. [5] Alimam, M., Bertin, E. & Crespi, N. (to be published, June 2016). Improving the Capabilities

  • Titre traduit

    Creation of knowledge from professional tools for communication and collaboration


  • Résumé

    In the late 1950s Peter Drucker introduced the concept of Knowledge Worker (KW) to designate what would, according to him, the greatest value of the company in the 21st century. KW can be defined as the person who creates knowledge or also include, according to a less restrictive view, the one who manages and shares informations [3]. The importance of knowledge within the company has been increasing in recent decades, a result of the KW equipment effort with the infrastructure and tools for communication and sharing of information [4], such as e-mail, instant messaging, audio and video conferencing, enterprise social networking, etc. Although these tools were not originally designed for the management of knowledge, their ubiquity and their high use turned them into rich underlying knowledge bases. These bases, such as the mail can be enriched and used collectively. [5] Thus, the aim of the thesis is, firstly, to enable the creation of a corporate knowledge base from the analysis of the content data and use of communication and collaboration tools on the other hand, provide mechanisms to facilitate the exploitation of that database. In fine and with an application point of view, knowledge that will can be obtained will should be usable on two levels : • At the individual level: help users better manage its business and skills, improve well-being at work and provide contextualized applications or services that meet their preferences or habits; • The collective level: capitalize on that knowledge to improve collective intelligence, and associate them with the company's business processes. This topic raises several questions that the thesis will seek to provide answers : • how to capture the use of tools data and correlate with the content produced or handled ? • how to aggregate raw data and turn them into business knowledge or knowledge of the behavior and the affect ? • how can we use, individually or collectively, these explicit or tacit knowledge ? To do what ? For what value ? • regardless of the evolution of legal constraints to capture usage data and analysis of content, how can change the level of acceptance by users according to the benefits he can get ? [3] Mosco, V. & McKercher C. (2008). The Laboring of Communication: Will Knowledge Workers of the World Unite? [4] Maier, R., & Hädrich, T. (2011). Knowledge Management Systems. [5] Alimam, M., Bertin, E. & Crespi, N. (to be published, June 2016). Improving the Capabilities