Résilience des paysages anthropises. Les déterminants historiques de la biodiversité.

par Roger Coly

Projet de thèse en Sciences de l'environnement

Sous la direction de Francesca Di Pietro.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 13-10-2016 .


  • Résumé

    L’intérêt de l’échelle paysagère pour la conservation de la biodiversité a été montré par une riche littérature scientifique enracinée en biogéographie et en écologie du paysage qui, aux cours des dernières décennies, a mis en évidence les dynamiques de déplacement des espèces entre les habitats. A la croisée de la géographie historique et de l’écologie, des travaux en émergence depuis une quinzaine d’années montrent les effets des usages passés sur la biodiversité végétale actuelle. Cela permet, à travers la banque de graines du sol, d’expliquer la présence d’espèces inféodées aux usages passés mais pas à ceux actuels (dette d’extinction) ou, au contraire, l’absence d’espèces inféodées aux usages actuels (et inadaptées aux usages passés : crédit de colonisation). Ceci a une importance majeure pour orienter les stratégies de restauration écologique des paysages dans un objectif de conservation de la biodiversité. Ces travaux ont été conduits principalement dans des milieux faiblement anthropisés, comme les prairies permanentes. L’objectif de cette thèse est de savoir si l’effet des usages passés sur la diversité végétale actuelle persiste dans des milieux intensément anthropisés, comme les paysages agricoles et urbains. Nous faisons l’hypothèse que cet effet est avéré aussi dans le cas des milieux anthropisés, et que l’intensité des pratiques agricoles et urbaines depuis une cinquantaine d’années n’a pas effacé l’effet des usages passés, occupation du sol et pratiques associées, qui ont perduré lors des décennies, voire des siècles précédents.


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