La representation de l'histoire et de la guerre dans les ecrits journalistiques et romanesques. le cas de l'algerie d'apres 1988

par Ramzi Hidouci

Projet de thèse en Langues et litteratures francaises

Sous la direction de Marie francoise Lemonnier-delpy.

Thèses en préparation à Amiens , dans le cadre de SCIENCES DE L'HOMME ET DE LA SOCIETE , en partenariat avec CERCLL : Centre d'Etudes des Relations et des Contacts Linguistiques et Littéraires (equipe de recherche) depuis le 09-02-2017 .


  • Résumé

    Notre thèse porte sur l’étude de la représentation de l’Histoire et de la guerre dans quelques écrits romanesques. Le cas de l’Algérie après 1988. Nous nous intéressons à quelques écrivains arabophones et francophones algériens en analysant leurs romans, écrits en français, en arabe ou éventuellement traduits de l’arabe vers le français. Nous avons choisis un corpus varié et représentatif de la diversité des images de la guerre civile dans les textes arabophones et francophones algériens, tout en conservant une certaine homogénéité justifiant leur mise en relation. A travers quelques romans francophones de Rachid Mimouni, d’Aissa Khelladi, de Latifa Ben Mansour ou des écrits arabophones comme ceux de Waciny Larej, de Bachir Mefti et d’Ibrahim Saadi, nous présentons les différentes images de la résistance de ces romanciers algériens face à l’oubli et à la falsification de l’Histoire de l’Algérie et de leur engagement politique qui incarne symboliquement l'opposition frontale propre à susciter des « guerres des écrits ». Ce sont le plus souvent des images sombres de la guerre et des massacres qui sont inscrites dans la mémoire collective des Algériens comme représentatives de la peur et de la crainte. En outre et puisque le français est toujours qualifié de langue de l’autre, du colon, les intellectuels francophones algériens ont connu, durant les années 90’, une grande extermination parce qu’ils sont jugés d’écrivains subversifs, perturbateurs de l’ordre social. De même, vu son statut de langue saine, pudique, préservée et qu’on doit protéger, subvertir en langue arabe devient une faute intolérable, voire un péché, ce qui explique généralement l’abstinence de plusieurs écrivains arabophones, par peurs ou par patriotisme, de témoigner la guerre civile. Entre la sainteté et la subversion, les plumes arabophone et francophone algériennes des années 90’ ont présenté des images, souvent similaires mais parfois contradictoires, de Histoire contemporaine de l’Algérie. Entre une Histoire falsifiée et un passé qui ne passe pas, le roman noir de l’Algérie retrace une guerre civile atroce, funeste, tragique et surtout ambiguë et incompréhensible dont les principaux thèmes demeurent la peur, la crainte, l’horreur, la trahison, la mort, la torture et la souffrance. Et si on ne peut pas parler faux face à un traumatisme aussi profond, Est-il possible aux écrivains algériens de témoigner des grandes convulsions nationales sans trahir le sentiment national, ni mystifier la vérité ? Mots-clés : littérature algérienne, guerre civile, Histoire, témoignage, fiction, peur, torture, falsification, terrorisme.


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