Valorisation des apprentissages expérientiels en entreprise à l'ère du digital

par Gabriel Boudard

Projet de thèse en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Manuel Zacklad et de Jean-Claude Ruano-Borbalan.

Thèses en préparation à Paris, CNAM , dans le cadre de École doctorale Abbé Grégoire (Paris) , en partenariat avec Dicen IDF - Dispositifs d'information et de communication à l'ère numérique – Paris, Ile-de-France (laboratoire) et de Axe 1 : cultures numériques et action collective (equipe de recherche) depuis le 01-03-2017 .


  • Résumé

    Si l'identification et le renforcement des apprentissages « informels » en entreprise ont fait l'objet de nombreux travaux en science de la formation, de l'éducation et en sciences de gestion, la question de leur valorisation reste irrésolue. Cette situation pourrait pourtant évoluer aux regards de l'articulation de 3 dynamiques convergentes : - La multiplication des lieux d'apprentissages « informels » en entreprise , - La remise en cause latente de l'appareil de formation des entreprises - Les nouvelles possibilités offertes par le digital vis-à-vis de l'identification des apprentissages informels. Dans ce contexte où la possibilité d'identifier les apprentissages au et par le travail apparait comme imminente, il semble important de dès maintenant s'interroger sur leurs différentes formes de valorisation. De façon générale, la valorisation des apprentissages, notamment par le biais de la notion de compétence, fait l'objet de négociations permanentes entre les directions des entreprises, les syndicats et les salariés (Richebé 2002). La valorisation des apprentissages au et par le travail va venir nourrir cette négociation de façon inédite, en introduisant des dispositifs relevant des sciences de l'information et de la communication et par là même, de nouvelles problématiques épistémologiques et éthiques. Cette question va également amener des acteurs supra-nationnaux, issus des NTIC, à interférer avec les acteurs nationaux ou locaux (syndicats, entreprises et salariés) qui négociaient jusqu'alors la valorisation opérationnelle des apprentissages, c'est-à-dire leur utilisation dans l'entreprise. L'enjeu de cette recherche sera dont de répondre à un double questionnement : quelles sont les nouvelles formes d'identification des apprentissages informels rendues possibles par le digital et surtout quelles sont les conditions socio-organisationnelles et technoscientifiques qui permettront d'aboutir à un consensus ou à défaut de nourrir la négociation de leur valorisation ; ou, pour le reformuler du point de vue des sciences de l'information et de la communication : : « Quels dispositifs de médiations info-communicationnels permettront d'aboutir à des formes de valorisations des apprentissages expérientiels dans l'entreprise ? »

  • Titre traduit

    Valorization of experiential learning at work


  • Résumé

    The identification and developpement of "informal and experiential" learning has been the subject of many studies developed in the learning and educational sciences and in the management sciences, but the valorization of these learning remains unresolved. This situation could, however, evolve due to three convergent dynamics: • The multiplication of workplace learning in companies, • The criticism about the learning management and the gap between what learning solution do and what worker and company stakeholder want • The new possibilities offered by digital about the identification of informal learning. In this context where the possibility of identifying experiential learning appears to be imminent so it seems important to question their different forms of valorization. In general, the valorization of learning, in particular through the notion of competencies, is the subject of permanent negotiations between the different stakeholder of the companies and their employees. The valorization of experiential learning will produce inputs in this negotiation in an unprecedented way, introducing mechanisms in the information and communication sciences and hence new epistemological and ethical issues. This issue will also lead supra-national actors from ICTs to interfere with national or local actors (syndicate, companies and employees) who have traditionally negotiated the operational valuation of learning. The challenge of this research will be to answer a double question: what are the new forms of identification of informal learning made possible by the digital and above all "what are the socio-organizational and techno-scientific conditions that will lead to a consensus or at least to nourish the negotiation of their valorization ". From the point of view of the information and communication sciences, this project is part of the study of mediations between organization and knowledge and will try to answer the following research question: "Which info-communicational setup will allow to produce some forms of valorization of experiential learning in the company? "