¿Cómo hacemos lo social en el siglo XXI? Políticas sociales del Frente Amplio ante la vulnerabilidad en Uruguay (2005-2020)

par Lorena Custodio

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Denis Merklen et de Denis Merklen.

Thèses en préparation à Paris 3 en cotutelle avec l'Universidad de la República (Montevideo) , dans le cadre de École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris) , en partenariat avec Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (equipe de recherche) depuis le 01-10-2016 .

  • Titre traduit

    Comment fait-on du social au XXIe siècle ? Politiques sociales du Frente Amplio à l’épreuve de la vulnérabilité en Uruguay (2005-2020)


  • Résumé

    L’objet de la présente thèse est d’analyser le rôle des politiques sociales mises en oeuvre par les gouvernements du Frente Amplio (2005-2020) en Uruguay destinée aux différentes situations de vulnérabilité. L’analyse est effectuée à différents niveaux. En premier lieu, selon une perspective socio-historique de l’état social et du traitement de la pauvreté, on réfléchit à la problématisation de la question sociale pendant les gouvernements progressistes. En deuxième lieu, les débats et les représentations des acteurs politiques, universitaires, techniques et locaux concernant les politiques d’assistance sociale sont exposés. L’analyse documentaire permet d’étudier l’orientation et la mise en oeuvre de trois types de programmes spécifiques. Enfin, à partir de l’expérience et des parcours des populations vulnérables, on analyse leurs relations avec le nouvel État social et on propose une typologie des parcours en termes de sécurité et de protection sociale. Les résultats atteints montrent un changement de l’orientation de la conception du nouvel État social en renouant la vieille tradition instaurée par José Batlle et Ordóñez au début du XXe siècle. Toutefois, cette conception est, pour l’instant, en contradiction avec certains des instruments spécifiques mis en place pour faire face à la vulnérabilité. La politique sociale dans une perspective macro est conçue en termes de droits et en mettant l’accent sur la redistribution des ressources, tandis que les actions font attention à l’amélioration des conditions de vie et le soutien psychosocial, mais les moyens de subsistance semblent absents. Cette contradiction est liée à la manière dont le Frente Amplio arrive au gouvernement national et à la manière dont il conceptualise la question sociale. À la fois, les organisations sociales qui avaient joué auparavant un rôle dans la gestion du social sont reléguées au second plan par le centralisme du nouvel État, dans un scénario où plusieurs acteurs présentent différentes logiques de pensée et d’action. L’expérience des populations les plus défavorisées trouve une aide et une reconnaissance dans le nouvel État social, mais pas les ressources suffisantes pour leur permettre de transformer substantiellement leur situation et, moins encore, d’obtenir un moyen de subsistance stable et ayant droit à la sécurité sociale.


  • Résumé

    This thesis aims to investigate the role of social policies implemented by the governments of the Frente Amplio (2005-2020) in Uruguay to address situations of vulnerability. The analysis is performed considering different levels. First, from a socio-historical perspective of the Social State and the treatment of poverty, we reflect on the problematization of the social question during progressive governments. Secondly, the debates and representations of political, academic, technical and local actors concerning welfare policies are presented. In addition, the documentary analysis is used to study the orientation and implementation of three types of specific programs. Finally, based on the experience and trajectories of vulnerable populations, its relationship with the new social State is analysed and a typology of trajectories is proposed according to their status as social protection and social security. The results show a shift in the orientation of the conception of the new social State, taking up the old tradition established by José Batlle y Ordóñez of the early twentieth century. However, this concept is at times in contradiction with some of the specific instruments deployed to address vulnerability. Social policy from a macro point of view is thought in terms of rights and with emphasis on the redistribution of resources, while programs focus on improving living conditions, on psychosocial support, but the livelihood appears to be absent. This contradiction is associated with the way in which the Frente Amplio reaches the national government and the way in which it conceptualizes the social question. Meanwhile, the social organizations that had previously played a leading role in the management of the social sphere are relegated by the centralism of the new State, in a scenario where the various actors present different logics of thought and action. The experience of the most disadvantaged populations finds aid and recognition in the new social State, but not sufficient resources to enable them to transform their situation substantively and, less, to obtain a stable livelihood with the right to social security.


  • Résumé

    Esta tesis tiene por objeto indagar el rol de las políticas sociales implementadas por los gobiernos del Frente Amplio (2005-2020) en Uruguay para atender las situaciones de vulnerabilidad. El análisis se realiza considerando distintos niveles. En primer lugar, desde una mirada socio histórica del Estado Social y del tratamiento de la pobreza se reflexiona respecto a la problematización de la cuestión social durante los gobiernos progresistas. En segundo lugar, se presentan los debates y las representaciones de los actores políticos, académicos, técnicos y locales concernientes a las políticas de tipo asistencial. Asimismo, a partir del análisis documental se estudia la orientación e implementación de tres tipos de programas específicos. Por último, a partir de la experiencia y de las trayectorias de las poblaciones vulnerables se analiza su relación con el nuevo Estado social y se propone una tipología de trayectorias en función de su condición de protección y seguridad social. Los resultados evidencian un giro en la orientación de la concepción del nuevo Estado social retomando la vieja tradición instaurada por José Batlle y Ordóñez a principios del siglo XX. No obstante, esta concepción entra -por momentos- en contradicción con algunos de los instrumentos concretos desplegados para atender la vulnerabilidad. La política social desde una mirada macro es pensada en términos de derechos y con énfasis en la redistribución de recursos, en tanto las acciones ponen el foco en la mejora de las condiciones de vida, en el apoyo psicosocial, pero el medio de vida aparece ausente. Esta contradicción está asociada al modo en que el Frente Amplio llega al gobierno nacional y a la manera en que conceptualiza la cuestión social. En tanto, las organizaciones sociales que anteriormente habían tenido protagonismo en la gestión de lo social quedan relegadas por el centralismo del nuevo Estado, en un escenario donde los diversos actores presentan distintas lógicas de pensamiento y de acción. La experiencia de las poblaciones más desfavorecidas encuentra ayuda y reconocimiento en el nuevo Estado social, pero no los recursos suficientes que les permita transformar sustantivamente su situación y, menos, obtener un medio de vida estable y con derecho a la seguridad social.