Quelle(s) construction(s) possible(s) de l'identité sexuelle pour les femmes souffrant de psychose

par Virginie Maguin Roumeau (Maguin)

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Patrick Martin-Mattéra et de Valérie Boucherat-Hue.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    Selon Freud, la différence des sexes chez l’enfant de sexe féminin émerge lors du complexe d’Œdipe à partir de la confrontation à la castration vers l’âge de trois ans. On peut donc se demander ce qu’il en est du développement du féminin dans les pathologies tel que les psychoses. La clinique psychanalytique, nous montre des figures complexes et composites, ce qui nous amène à faire l’hypothèse que durant les stades prégénitaux l’investissement d’une pré-féminité serait possible. Certains auteurs tels que Deutsch (1934) ou Roiphe et Galenson (1987) évoquent déjà cette hypothèse. En effet, Roiphe et Galenson (1987) postulent que l’enfant commence à acquérir un sens discernable de l’identité sexuelle pendant la deuxième moitié de la deuxième année. On peut penser qu’à partir de la phase génitale précoce, le sujet féminin souffrant de psychose serait en mesure de développer des formes archaïques des positions masculines et féminines nécessaires à la construction de l’identité sexuée ; nous pourrions alors parler de la construction d’une « identité pré-féminine ou pré-masculine ». On peut donc se demander ce qui durant les stades anal et oral s’organisent comme pré-forme de l’identité sexuée. A partir des stades pré-génitaux, l’investissement d’une position féminine serait-elle possible comme une tentative de subjectivation et notamment par l’investissement d’un « corps social » sexué. Ce travail de thèse aurait donc pour intérêt d’identifier les nouages possibles au social à partir des stades oral et anal permettant ainsi l’émergence chez des femmes psychosées d’une « identité pré-sexuée ».


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