Prise de risque bancaire et détresse bancaire dans la période post-crise des subprimes : données factuelles provenant de pays avancés et en développement

par Duy Quang Luong

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Frédéric Lobez.

Thèses en préparation à Lille , dans le cadre de École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion (Lille) depuis le 01-10-2016 .


  • Résumé

    Cette thèse vise à examiner la relation entre les mécanismes de gouvernance d'entreprise des banques et la prise de risque bancaire dans la période post-crise des subprimes. Plus précisément, nous étudions les effets de la corruption, de la structure de propriété, de la culture nationale du chef de la direction et du programme de restructuration bancaire du Viet Nam sur la prise de risque bancaire. Les résultats confirment que la concentration de la propriété et la forte corruption augmentent la prise de risque des banques dans les pays développés alors qu’elles réduisent la prise de risques des banques dans les pays en développement. En outre, nous constatons que les directeurs généraux qui obtiennent un score élevé dans la culture individualiste ont tendance à augmenter la prise de risque des banques dans la période d'avant la crise tout en réduisant le risque dans la période d'après-crise. Enfin, le soutien de la liquidité et la politique de fusions et acquisitions (les deux approches les plus critiques du programme de restructuration bancaire du Viet Nam) reposent sur le principe de la minimisation des coûts plutôt que sur l'accélération de la vitesse de reprise. Cette approche correspond bien à la situation du Viet Nam à l’époque de la restructuration, car les contraintes budgétaires sont considérées comme un problème grave.

  • Titre traduit

    Bank risk-taking and bank distress in the post-subpirme crisis period : evidence from advanced and developing countries


  • Résumé

    This thesis aims to examine the relationship between bank corporate governance mechanisms and bank-risk taking in the post subprime crisis period. More specifically, we investigate the effects of corruption, ownership structure, chief executive officer’s national culture, and the banking restructuring program of Viet Nam on the bank-risk taking. The findings confirm that ownership concentration and high corruption increase bank’s risk-taking in developed countries whereas reduce bank’s risk-taking in developing countries. Also, we find that chief executive officers who score high in individualistic culture tend to increase bank risk-taking in the pre-crisis period while reducing the risk in the post-crisis period. Finally, liquidity support and the M&A policy (the two most critical approaches in the banking restructuring program of Viet Nam) are based on the cost-minimizing principle rather than focus on increasing the speed of recovery. This approach shapes well to Viet Nam’s situation at the period of restructuring as the budget constraints are considered as a severe problem.