Etude de l'émergence de clones mutés au cours du traitement des patients atteint de cancers colorectal métastatique par l'analyse de l'ADN circulant

par Zahra Al Amir Dache

Projet de thèse en Biologie Santé

Sous la direction de Alain Thierry et de Corinne Prevostel.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé (Montpellier ; Ecole Doctorale ; 2015-....) , en partenariat avec Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier (laboratoire) et de Recherche intégrée pour une médecine personnalisée en oncologie digestive. (equipe de recherche) depuis le 01-01-2017 .


  • Résumé

    L'ADN circulant, mis en évidence en 1948, est l'une des découvertes qui a passé sans prendre une importance majeure. Cependant, dès les années 1960, l'intérêt pour ce composé commence à s'accroitre. Léon et al, ont montré que la concentration d'ADN circulant chez les patients atteints de cancer est supérieure à celle des individus sains ouvrant ainsi la voie à de potentielles applications d'analyse en oncologie. Plusieurs années plus tard, une étude par Stroun et al a montré que l'ADN est en partie libéré par les cellules cancéreuses puisqu'il possède les caractéristiques néoplasiques. De là, le concept de la biopsie liquide est né et nombreuses études cliniques ont été publiées pour confirmer l'utilisation de cet ADN comme outil biomédical en oncologie. L'intérêt des chercheurs en ADN circulant et en biopsie liquide, qui semblaient incontournables pour la pratique en médecine personnalisée, ne cesse pas de s'accroitre grâce au potentiel de ces derniers de fournir des informations relatives au diagnostic, pronostic et l'efficacité des thérapies anticancéreuses. Or, la biopsie liquide, nécessitant une simple prise de sang, permet une analyse moléculaire non invasive de la tumeur, et pouvant être examinée régulièrement avant, au cours et après le traitement, ce qui aide à lever les difficultés rencontrées en pratique clinique que ça soit les limites de l'analyse du tissu tumoral ou les résistances acquises aux thérapies ciblées. En plus elle permet de donner une idée génétique globale de la masse totale de la tumeur qui est caractérisée par son hétérogénéité. Apres avoir examiner la distribution de taille de l'ADN circulant , déterminer son potentiel theranostique et vérifier la corrélation entre la masse tumorale d'une part et la fragmentation et la concentration de l'ADN circulant d'autre part, l'équipe de recherche d'Alain Thierry spécialisé dans l'oncologie digestive, a validé une avancée révolutionnaire en clinique, en mettant en place une technique de qPCR sensible et spécifique ‘IntPlex ‘, basée sur l'analyse d'ADN libéré dans la circulation sanguine pour tester les mutations présentes au niveau des tumeurs. Cette technique les a permis de mener une étude clinique qui a montré pour la première fois que l'analyse de l'ADN circulant pourrait remplacer l'analyse du tissu tumoral. En fait, 30 à 50% des patients traités pour un Cancer colorectal développent une récidive au cours des 3 premières années de suivi et leur détection repose sur le programme de surveillance préconisé par l'HAS/INCa, applicable pendant les 5 années suivant le traitement initial. Cependant, au cours de cette surveillance, le taux d'examen faussement positif atteindrait 87%. Pour cela, l'équipe compte à avancer plus dans ce sujet, et il a comme objectif d'évaluer la valeur pronostique de l'analyse de l'ADN circulant dans la détection précoce des récidives chez les patients atteints du cancer colorectal de stade II-III traités curativement, en analysant l'évolution des taux d'ADN circulant au cours des chimiothérapies et en détectant grâce à cet ADN les mutations KRAS, NRAS, BRAF, PIK3CA, EGFR.

  • Titre traduit

    Study of the emergence of mutated clones during treatment of patients with metatstaic colorectal cancer through circulanting DNA analysis


  • Résumé

    Circulating DNA, highlighted in 1948, is one of the discoveries which has passed without taking a major importance. However, in the 1960s, the interest for this compound began to increase. Leon et Al, have shown that the concentration of circulating DNA in cancer patients is higher than that of healthy individuals, thus opening the way to potential applications of analysis in oncology. Several years later, a study by Stroun et Al has shown that the DNA is in part released by cancer cells because it has neoplastic characteristics. From here, the concept of liquid Biopsy is born and many clinical studies have been published to confirm the use of this DNA as a biomedical tool in oncology. The interest of researchers in circulating DNA and liquid biopsy, who seemed unavoidable for the personalized medicine's practice, does not cease to increase due to their potential to provide relating information to the diagnosis, prognosis and the effectiveness of cancer therapies. However, liquid biopsy, requiring a simple blood test, allows a non-invasive molecular analysis of tumor, and can be considered regularly before, during and after the treatment, which helps to raise the difficulties encountered in clinical practice such as the limitations of tumor tissue's analysis and the resistances acquired to the targeted therapies. In addition it allows you to give an overall genetic idea of the total mass of the tumor characterized by its heterogeneity. After examining the distribution size of the circulating DNA , determining its theranostic potential and checking the correlation between the tumor mass and the fragmentation and the concentration of the Circulating DNA , the research team of Alain Thierry ,specialized in digestif Oncology, has validated a revolutionary advance, by putting in place a sensitive and specific technical qPCR 'IntPlex ', based on the analysis of DNA released in the circulation of the blood to test the changes present at the level of the tumors. This technique allowed them to conduct a clinical study which showed for the first time that the analysis of circulating DNA could replace the analysis of the tumor tissue. In fact, 30 to 50% of patients with colorectal cancer develop tumor relapse during the first three years after treatment of the primary tumor .To detect recurrences, a surveillance strategy supported by HAS/INCa is recommended for patients during a five-year period. Over this period, the probability of one false-positive result is 87%. For this reason, the team expect to advance more in this subject, by assessing the prognostic value of the circulating DNA analysis in the early detection of recurrence in patients with colorectal cancer (stage II-III) that are curatively treated, and analysing the evolution of the quantity of circulating DNA during chemotherapy and detecting in this DNA, different mutations such as KRAS, NRAS, BRAF, PIK3CA, EGFR.