Le mouvement coopératif en Russie et en URSS : acteurs, pratiques et institutions, 1861-1932

par Anna Safronova

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Marie-Pierre Rey.

Thèses en préparation à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris) , en partenariat avec Institut d'histoire économique et sociale (Paris) (laboratoire) depuis le 19-10-2016 .


  • Résumé

    La thèse porte sur les acteurs qui constituent le mouvement coopératif et qui, en s’inscrivant dans une nébuleuse plus large des réformateurs sociaux, élaborent des dispositifs pour acclimater les travailleurs industriels et agricoles au capitalisme industriel. Après la révolution d’Octobre 1917, alors que le capitalisme (défini comme la propriété privée sur les moyens de production) est aboli, les coopératives ne disparaissent pourtant pas. Au contraire, les bolcheviks prônent leur développement, et les anciens acteurs de la coopération contribuent à cette mission. Ainsi faut-il étudier ce paradoxe : comment se fait-il que la coopération, pensée comme un outil de réforme sociale pour atténuer les tensions du capitalisme, soit toujours présente (à la fois comme principe qui attire les acteurs et comme institution) après la « fin du capitalisme » ? La structure de la thèse est tripartite. La première partie (chapitres I, II, III) étudie la période de 1861 à 1914, et retrace notamment l’élaboration des idées de la coopération ; elle établit la sociographie du champ de la coopération et analyse les pratiques des acteurs sur le terrain. La deuxième partie (chapitres IV, V, VI) étudie donc les acteurs, la manière dont leurs institutions et leurs idées se voient transformées par l’expérience des guerres et des révolutions, de 1914 à 1922. La troisième partie (chapitres VII, VIII, IX) examine les tâtonnements du régime socialiste à l’égard de la coopération, en les confrontant aux pratiques sur le terrain, de 1922 à 1932.


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