Les sculpteurs français et l'art de cour en Espagne : 1721-1766

par Clara Auger

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Guillaume Glorieux.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) , en partenariat avec Histoire et Critique des Arts (Rennes) (laboratoire) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    A partir de 1721, Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, fit venir à son service des sculpteurs français. Ceux-ci travaillèrent tout d'abord à l'ornementation du parc de La Granja, puis, à partir de 1738, à la décoration architecturale du nouveau Palais Royal de Madrid. Malgré la conclusion du programme de La Granja en 1746 à la mort du roi, une équipe de sculpteurs continua à œuvrer sous le mécénat de la Reine-Mère, Élisabeth Farnèse, jusqu'à la mort de celle-ci en 1766. Si Ferdinand VI poursuivit les travaux lancés par son père, son successeur, Charles III, mit fin à l'ornementation du palais madrilène, jugée trop baroque, lors de son arrivée sur le trône en 1760. Parallèlement à ces commandes pour les différents mécènes royaux, les sculpteurs français contribuèrent à la fondation de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Saint-Ferdinand. Ils participèrent donc de différentes manières à la mise en place d'un art de cour sous la nouvelle dynastie. Si les sculpteurs qui dirigèrent les ateliers de La Granja, Frémin, Thierry, Bousseau, Puthois et les Demandre, bénéficient encore aujourd'hui d'un certain renom, leurs collègues subalternes sont tombés dans l'anonymat. Leurs noms doivent donc être tirés des archives, afin de proposer des attributions cohérentes des sculptures réalisées au sein des ateliers collectifs. Une fois les biographies de chacun retracées, les catalogues raisonnés établis, et les œuvres situées dans une histoire de l'art européenne, il sera possible d'appréhender l'impact de la présence de ces sculpteurs français sur la constitution de l'art de cour en Espagne entre 1721 et 1766.


  • Pas de résumé disponible.