Intra-party ideological diversity: a comparative approach in France and Spain (2016-2019)

par Florence Ecormier-Nocca (Nocca)

Thèse de doctorat en Science politique, spécialité Sociologie politique comparée

Sous la direction de Nicolas Sauger et de Mohamed Nadif.

Thèses en préparation à Paris, Institut d'études politiques , dans le cadre de École doctorale de Sciences Po (Paris) depuis le 01-10-2016 .

  • Titre traduit

    La diversité idéologique intra-partisane : une approche comparative en Espagne et en France (2016-2019)


  • Résumé

    Cette thèse explore et explique la diversité idéologique intra-partisane (DIP), que nous définissons comme la variété des positions idéologiques prises par les députés par rapport à leur parti à différents niveaux d’organisation. En mobilisant la théorie du principal-agent ainsi que la littérature sur l’organisation territoriale des partis politiques, nous considérons les députés comme des agents de différents principaux, les électeurs et le parti aux niveaux local, régional et national, dont les attentes vis-à-vis de leur agent peuvent être contradictoires. Nous proposons deux mesures de la DIP. Au niveau agrégé, à partir du désaccord des experts vis-à-vis de la position des partis sur plusieurs dimensions idéologiques, à partir des données de l’enquête Chapel Hill Expert Survey, sur 24 pays européens entre 1999 et 2019. Au niveau individuel, en construisant une distance textuelle entre les députés et leur parti à différents niveaux d’organisation, à partir de données Twitter en France et en Espagne entre 2016 et 2019. Nous trouvons que la DIP dépend principalement des variations du système électoral et de l’autonomie régionale entre, et au sein, des pays, ainsi que de la force électorale relative des députés et des différents principaux issus de leur parti. Nous distinguons deux situations : la dissidence et la diversité. Dans la première situation, les députés s’éloignent de leur parti dans son ensemble lorsque leur environnement institutionnel, partisan et local leur donne les moyens d’assurer leur réelection indépendamment de leur étiquette partisane. Dans la seconde situation, lorsque leur environnement institutionnel, partisan et local ne favorise pas leur autonomie vis-à-vis de leur parti, les députés expriment une position les rapprochant du niveau de leur parti le plus à même de maximiser leurs chances de réélection.


  • Résumé

    This thesis explores and explains intra-party ideological diversity (IPD), which we define as the variety of ideological positions taken by Members of Parliament (MPs) with regard to their party at different levels of organization. Using the principal-agent theory, as well as the literature on the territorial organization of political parties, we consider MPs as agents of competing principals: the constituents and the party at the local, regional and national levels. Their expectations on how their agent should behave are potentially contradictory. We propose a twofold operationalization of IPD. At the aggregate level, we define IPD as the disagreement of experts regarding the positioning of parties on several dimensions of interest. We use data from the Chapel Hill Expert Survey on 24 European countries between 1999 and 2019. At the individual level, we define IPD as a text-based distance between MPs and their party at different levels of organization, using Twitter data in France and Spain between 2016 and 2019. Overall, we find that IPD can mainly be explained by the variations of the electoral system and regional autonomy between and within countries, and by the relative electoral strength of MPs and their party principals. We distinguish between two situations: dissent and diversity. In the former, legislators move away from their party as a whole when their institutional, party and local environment enables them to be re-elected independently from their party’s label. In the latter, when the institutional, party and local environment does not favour the autonomy of MPs with regard to their party as a whole, they tend to move closer to the party principal the most likely to maximize their chances of re-election.