Etude du fonctionnement du test d'apoptose lymphocytaire radio­induite (RILA) pour la prédiction de toxicité tardive après radiothérapie.

par Ariane Lapierre

Projet de thèse en Biologie Santé

Sous la direction de David Azria et de Muriel Brengues.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé (Montpellier ; Ecole Doctorale ; 2015-....) , en partenariat avec Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier (laboratoire) et de Immunociblage et radiobiologie en oncologie (equipe de recherche) depuis le 02-11-2016 .


  • Résumé

    L'efficacité de la radiothérapie dépend principalement de la dose totale délivrée. Or, un certain nombre de patients présentent une hypersensibilité aux rayonnements ionisants et sont donc susceptibles de développer secondairement d'importants effets indésirables. L'identification de marqueurs prédictifs de la réponse à la radiothérapie est donc nécessaire afin de personnaliser les traitements médicaux. Dans ce but, nous avons développé un test basé sur l'apoptose lymphocytaire (RILA) permettant de prédire la radiosensibilité intrinsèque des patients atteints d'un cancer en se basant sur les taux d'apoptoses radio-induites des lymphocytes T. Le principe du test d'apoptose lymphocytaire est basé sur une irradiation de sang total à 8 Gy et la mesure de l'apoptose des lymphocytes T. Récemment, nous avons démontré dans une étude prospective multicentrique portant sur 450 patients que les patients ayant un RILA élevé >16% ne développent pas de fibrose à long terme avec une valeur prédictive négative de 91% alors que ceux présentant un RILA bas<12% ont un risque de développer un effet secondaire à long terme avec une valeur prédictive positive de 22%. Cependant, les raisons pour lesquelles les lymphocytes T se comportent comme un reflet du comportement des tissus sains sont encore inconnues. De nouvelles pistes portant sur l'étude des facteurs secrétés dans le milieu sont en voies de développement. Ce projet portera donc sur l'étude des microvésicules purifiées à partir du sang total de patients ayant un RILA soit élevé soit faible dans le but de comprendre le fonctionnement du test d'apoptose dans la prédiction des toxicités tardives.

  • Titre traduit

    Mechanism for Radiation Induced T-lymphocyte Apoptosis assay (RILA) used in late radiotoxicity prediction after radiotherapy.


  • Résumé

    Radiotherapy efficiency depends mainly on the total dose delivered to the tumor. However a certain number of patients are hypersensitive to ionizing radiation and are susceptible to develop important side effects. Biomarkers which may predict late normal tissue reactivity to radiotherapy are necessary to personalize treatments leading to clinical benefit optimization. In that context, we have developed an assay based on the assessment of radiation-induced lymphocyte apoptosis (RILA) after 8 Gy irradiation of whole blood. We confirmed that all patients with radiation-induced late toxicity (RILT) present a low RILA whereas none of the patients with high RILA suffer from any RILT. The performance of this assay, in terms of negative predictive value for grade 2 or more toxicity, is excellent (98.5%) for RILA>16, the positive predictive value of developing late toxicity for low RILA<12 is lower (22%). This assay has now been validated in a multicenter French trial involving more than 450 patients identifying clearly this assay as a useful biomarker for selecting individuals likely to display an increased probability of toxicity to RT. However, as of today the mechanisms explaining how the lymphocytes act like the mirror of healthy tissues are still unclear. Recent findings in our team suggest that secreted factors could play a role in this mechanism. This project will focus on studying microvesicles from whole blood after irradiation and comparing data between samples from patients with high and low RILA in order to understand how the RILA works in predicting late toxicity after radiotherapy.