Anatomies of rebellion: determinants and implications of rebel modes of local engagement

par Marine Gassier

Thèse de doctorat en Science politique, spécialité Relations internationales

Sous la direction de Jérôme Sgard.

Thèses en préparation à Paris, Institut d'études politiques , dans le cadre de École doctorale de Sciences Po (Paris) depuis le 01-10-2016 .

  • Titre traduit

    Anatomies de la rébellion : déterminants et implications des stratégies rebelles d’implantation locale


  • Résumé

    Pourquoi certains groupes rebelles s’appuient-ils sur les structures de pouvoir en place au niveau local quand d’autres s’efforcent de les remplacer ? Comment le fait de privilégier l’une ou l’autre approche influe-t-il sur l’évolution de ces groupes ? Cette thèse documente les multiples façons dont les groupes rebelles abordent les structures de pouvoir locales, et propose une typologie de leurs stratégies d’implantation locale. Sur la base de cette typologie, elle propose ensuite deux séries d’analyses. La première identifie les différents facteurs – structurels, circonstanciels et idéologiques – qui expliquent les différentes attitudes des groupes rebelles vis-à-vis des structures de pouvoir locales. La seconde examine les effets de ces attitudes, d’abord sur la capacité des groupes rebelles à maintenir leur cohésion, et ensuite sur l’issue des conflits dans lesquels ils sont engagés. Ces analyses s’appuient dans un premier temps sur des tests statistiques visant à confirmer les liens entre les rapports qu’ont les groupes rebelles aux structures de pouvoir locales et leur évolution en tant qu’organisation. Dans un second temps, ces analyses sont approfondies et affinées à travers une étude de la guerre civile en Ethiopie (1974-1991)


  • Résumé

    Why do some rebel groups set out to replace local structures of authority when others rely on them? How does rebel groups’ approach to local power structures shape their trajectories? This dissertation documents patterns of variation in rebel approaches to local power structures, proposing a new typology of rebel modes of local political engagement. It then presents a range of analyses pursuing two goals. The first is to explain the variation observed by identifying the factors – contextual, structural, and ideological – that shape rebel strategies of local engagement. The second is to examine the implications of rebel groups’ modes of local engagement for the trajectories of these groups and for the conflicts they are engaged in. These analyses draw on statistical tests of the connections between rebel political practices and specific organization- or conflict-level outcomes, as well as on an in-depth study of the civil war in Ethiopia (1974-1991).