Le lexique et le calembour mexicain d'après la psychanalyse

par Virginia Palacios cortes

Projet de thèse en Etudes Hispaniques

Sous la direction de Federico Bravo.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec AMERIBER-Amérique latine, Pays ibériques (Pessac, Gironde) (equipe de recherche) depuis le 08-11-2016 .


  • Résumé

    Etant donné que l'espagnol est la deuxième langue la plus parlée dans le monde et que le Mexique est le pays avec le plus grand nombre de hispano-parlants, il est intéressant de connaître le lexique et les calembours (albur) qui caractérisent la langue de ce pays. L’espagnol du Mexique est attrayant parce qu’il présente différents phénomènes linguistiques comme les archaïsmes, les régionalismes, l'influence des autres langues (langues préhispaniques telles que le Nahuatl, et langues étrangères, en particulier avec le cas des anglicismes), et les mexicanismes. De même, il est intéressant de noter que le calembour mexicain présente le «signifié» du point de vue de Lacan, parce que ce ne sont pas seulement des mots, mais des objets, des relations et des symptômes. D’ailleurs, la France est le troisième pays avec les plus grand nombre d’étudiants en espagnol, il est donc intéressant qu’on prenne connaissance de cette partie de la langue qui englobe différentes fonctions du langage. Le calembour (albur) est un jeu de mots à double sens. Cette double signification est en général sexuelle et/ou scatologique. Ce jeu de mots utilise principalement deux éléments verbaux. Le premier élément est l'association de mots et d’expressions apparemment anodins pour créer des mots ou des expressions complètement différents, et qui impliquent un message sexuel ou scatologique. L'idée est d'utiliser ces mots codifiés à double sens. Généralement le deuxième élément qu’on emploie dans le calembour (albur) est la déconstruction des mots anodins pour créer des mots ou des expressions complètement différents, mais qui impliquent un message sexuel ou scatologique. Pendant les années 30 l'utilisation du calembour (albur) dans les carpes (théâtres de comédie style Vaudeville) était la manière par laquelle les comédiens réussissaient à échapper à la censure, et des comédiens comme Mario Moreno "Cantinflas", sont devenus célèbres pour leurs sketches avec calembours (sketches albureros) et leur satire politique. Dans le cas de «Cantinflas» avec son ingéniosité et son langage élusif, il élude encore et encore le contact difficile avec l'autorité, son discours est une manière de ne pas se laisser appréhender, car étant méfiant et craintif, il esquive le contact avec l’autorité, donnant lieu au verbe "cantinflear" (inclus dans le dictionnaire de la RAE – Académie Royale Espagnole). De la même manière, pendant l'âge d’or du cinéma mexicain, sont apparus d'autres personnages comme « Clavillaso », « Pepe el Toro », « Ressortes » qui montraient la popularité du calembour (albur) bien que ç’ait été d’un façon subtile : des décennies plus tard, en Amérique latine, le lexique du Mexique se propageait par des émissions de télévision comme « Le Chavo du ocho » et « Chespirito ». De cette façon, le calembour (albur) et la fripponerie (picardia) ne sont pas nécessairement la même chose : La fripponerie (picardia) fait référence à une forme d'humour avec des nuances sexuelles et/ou scatologiques qui n'utilisent pas nécessairement le codage verbal du calembour (albur). Son intention est d'aborder « l’interdit » pour provoquer le rire. D’autre part, le calembour (albur) essaye d'utiliser le langage pour sauter les limites de la censure.

  • Titre traduit

    The lexicon and the Mexican pun according to the psychoanalysis


  • Résumé

    Given the fact that Spanish is the second most spoken language in the world and Mexico is the country with the largest number of Spanish speakers, it is interesting to know in detail the vocabulary and pun (albur) that characterize the language of this country. The Spanish of Mexico is attractive, because it presents different linguistic phenomena as archaisms, regionalisms, influence of other languages (Prehispanic languages such as Nahuatl and foreign languages, specifically Anglicisms) and “Mexicanismos”. In the same way, it is interesting that the Mexican pun (albur) presents the "significant" from the point of view of Lacan, it is not only words but also objects, relationships and symptoms. Actually France is the third country with largest number of students of Spanish. It is desirable that this part of the language which contains different language functions should be known and defined. The pun (albur) is a game of words with a double meaning. This double meaning is usually sexual and / or scatological. This game of words uses mainly two verbal elements. The first element is the association of words and expressions seemingly innocuous to create words or expressions completely different, but involving a sexual or scatological message according to its context. The idea is to use these coding words in order to represent double meaning. Generally; the second element used in the pun (albur) is the deconstruction of innocuous words to create words or expressions completely different, but involving a sexual or scatological message as well. During the 30's the use of the pun (albur) in tents (theaters of comedy style Vaudeville) was the way in which the comedians achieved to escape censorship and comedians like Mario Moreno "Cantinflas", who was famous for his “Albureros sketches” and “Political satire”. In the case of "Cantinflas", with his wit and elusive language, he avoided again and again the difficult contact with the authority. His speech was not to be apprehending, insomuch as distrustful and fearful avoiding contact, giving rise to the verb "Cantinflear" (included in the dictionary of the RAE). Similarly, what happened during the Golden Age of Mexican cinema, other characters emerged as “Clavillaso, Pepe el Toro, Resortes” showing the popularity of the pun (albur) even though the sense was subtly expressed. Some decades later, Latin Americalexicon was influenced over the Mexican by the most known humoristic TV show such as "el Chavo del ocho and Chespirito". However, pun (albur) and rascality (picardia) are not necessarily the same. On the one hand the pun (albur), try to use language to leapfrog the limits of censorship and on the other hand Rascality (picardia) concerns one form of humor scatological sexual dyes and / or not necessarily using the code verbal code of pun (albur). Its intention is to approach the use of what is called