Violence féminine et criminalité en Bretagne - XVIème - XVIIIème siècles

par Marie-Christine Delamotte

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Dominique Godineau.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    Écrire une histoire des femmes et du genre apparaît actuellement comme une nécessité, et ce domaine est en plein essor. La femme est souvent perçue comme une victime de la domination masculine. La violence féminine est, par conséquent, restée longtemps un aspect oublié, voire nié et occulté de l'histoire des femmes. La recherche s'est maintenant emparée du sujet; mais les études qui ont été faites portent essentiellement sur la période contemporaine, alors que la période moderne est peu documentée. Ce travail de recherche se propose donc, à travers l'étude des archives judiciaires, d'étudier la violence féminine en Bretagne au XVIIIe siècle. Il vise à l'analyser, de la violence banale du quotidien au meurtre, de l'injure à la sédition : les lieux de la violence (sphère privée ou espace public), ses formes (injures, coups, meurtre…), ses raisons (vengeance, vol, querelle…), ses armes, ses actrices (occasionnelles ou récidivistes) et ses victimes, son évolution... Plus largement, il s'agit de comprendre comment ces comportements s'inscrivent dans la violence ordinaire de l'époque moderne, quels regards la société porte sur cette violence: regard des femmes et regard des hommes qui ont le pouvoir et qui jugent (ce que nous apprennent les sentences). Il faut interroger la mise en récit de cette violence, afin de montrer comment elle est perçue et pensée. Ce travail s'insère dans l'ensemble des autres travaux sur ce sujet comme élément aidant à la compréhension de la violence féminine et des rapports sociaux genrés.


  • Pas de résumé disponible.