La réception du De rerum natura de Lucrèce entre France et Italie, du Moyen Age jusqu'au XVIIe siècle

par Alex Pepino

Projet de thèse en Littératures française et comparée

Sous la direction de Jean-claude Arnould.

Thèses en préparation à Normandie en cotutelle avec l'Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano , dans le cadre de Ecole Doctorale Histoire,Mémoire, Patrimoine, Langage , en partenariat avec Université de Rouen Normandie et de Centre d'Etudes et de Recherche Editer / Interpréter (equipe de recherche) depuis le 11-10-2016 .


  • Résumé

    La redécouverte d'un manuscrit de Lucrèce en 1417 par Poggio Bracciolini marque le retour de la philosophie épicurienne, qui avait presque disparu au Moyen Âge, au cœur des débats humanistes, qui reprenaient déjà certains concepts épicuriens chez Cicéron et Sénèque. La réception du De rerum natura est l'un des épisodes majeurs de l'histoire des idées entre Moyen Âge et Renaissance : si les manuscrits contribuent à sa diffusion en Italie à partir de 1430, le De rerum natura n'arrive en France que par le biais des éditions imprimées, dont la première est publiée à Paris en 1514. Le retour de Lucrèce est un défi pour les humanistes : après la correction du texte, ils l'utilisent pour nourrir les débats philosophiques, ils en reprennent des vers dans leur production littéraire et, enfin, donnent origine aux premiers débats scientifiques, anticipant ceux du XVIIe siècle. L'étude des manuscrits humanistes, entamée pendant ces dernières décennies par les spécialistes, a produit de bons résultats. Pourtant, ce travail reste à compléter et les recherches menées en Master nous ont permis d’identifier de nouveaux manuscrits, dont l'étude approfondie promet de nouvelles découvertes. Il est aussi important d'étudier les éditions imprimées, à partir de l'editio princeps, et surtout leurs notes marginales et leurs ex-libris ; nous analyserons en particulier celles qui, conservées dans les bibliothèques les moins connues, n'ont pas encore pu être étudiées. Les recherches sur la diffusion de Lucrèce, qui n'oublieront pas les premières traductions en langue vulgaire, serviront de base pour une analyse plus vaste des rapports entre France et Italie en ce qui concerne les textes philosophiques de l'Antiquité transmettant des connaissances scientifiques, tels que les œuvres d’Épicure et d'autres textes latins, comme les Naturales Quaestiones de Sénèque.


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