Usage de la notion d'identité nationale dans la politique française.

par Tiphaine Bayle

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Denis Fleurdorge.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de Territoires, Temps, Sociétés et Développement , en partenariat avec LERSEM - Laboratoire d'études et de recherches en sociologie et en ethnologie de Montpellier (laboratoire) depuis le 01-09-2016 .


  • Résumé

    L'identité nationale est un thème récurrent dans les sciences humaines, sociale et politique. Elle est au coeur de l'actualité depuis plus d'une décennie. Depuis la campagne électorale de Nicolas Sarkozy lors des présidentielles de 2007. Elle connait un regain de popularité depuis les attentats qui secouent l'Europe ces dernières années. Tout y est rapporté, les migrants qui fuient leurs pays en guerre pour l'Europe mettraient en danger cette identité, les jeunes français qui ont quitté la France pour rejoindre l'Etat islamique renieraient cette identité, leur patrie. Le terme de 'bâtard identitaire' s'est imposé dans les discours des spécialistes lors des journaux télévisés. Le fait de ne pas se reconnaitre dans les valeurs de la France, serait le signe d'une aliénation, d'une maladie de l'identité. Ces jeunes allant à l'encontre des normes sociale, seraient des déviants traversant une crise identitaire. Si l'identité nationale est partout, que chaque français a son propre avis sur celle-ci, il est très difficile de savoir ce qui la constitue. Quelles sont les valeurs fondatrices de cette identité ? La nationalité crée-t-elle l'adhésion à une supposé identité nationale ? Après la relance du débat sur l'identité nationale initié par Nicolas Sarkozy les médias du monde entier ce sont interrogé sur l'identité française, pour Prensa Latina, l'agence d'information américano latine, les français sont : 'fiers de leur nationalité, ils portent aux nues les apports de leur pays à l'humanité et se disent inégalable en matière d'art culinaire, de vins, de ode et de parfums. Mais ils sont pleins de contradiction, enclins à lava grève aiment le verbe polémique. L'intégration des immigrés à radicalement changé leurs gouts ; l'insatisfaction les caractérise. L'image de l'identité français à l'étranger est loin de la réalité, il s'en dégage une image d'Epinal d'une France des trente glorieuse. L'objectif de ce travail de recherche est de comprendre comment et a quelles fins stratégiques les politiques française de tout bord utilisent la notion d'identité nationale. Recouvre t-elle toujours la même signification peut importe l'orientation politique, de l'extrême gauche à l'extrême droite ? Est-elle toujours employé aux mêmes moments ? Que ce cache-t-il derrière cette notion qui reste encore aujourd'hui très abstraite.

  • Titre traduit

    Exploitation of the concept of national identity in French politics


  • Résumé

    National identité is a reurring theme in human, social and political sciences. It has been at the center of the news for more than a decade. Since the election of Sarkozy during the 2007 presidential election. It has regained popularity since the terrorists attacks in Europe. Everything is reported to this, the migrants fleeing their countries for Europe or French young people who leave France to join the ISIS. The term 'identity bastard' has emerged in the speech of specialists in the news. Not to be recognized in the values of France would be the sign of an alienation, of a disease of identity. These young people going against social norms, would be deviant going through an identity crisis. If national identity is everywhere, every French has is own opinion on it, it's very difficult to know what constitutes it. What are the founding values of this identity ? Does nationality create support of a national identity ? The image of France abroad is far from the reality and there emerges an image of the Epinal of a France of the glorious thirty. The aim of this research is to understand how and for what strategic ends French politicians on all sides use the notion of national identity. Does it always cover the same meaning, regardless of the political orientation, from the extreme left to the far right? Is it always used at the same time? What does he hide behind this notion, which is still very abstract today?