Un parcours savant au XVIIIe siècle : l’académicien des sciences Jean-Étienne Guettard (1715-1786)

par Frédéric Jarrousse

Projet de thèse en Langues et litteratures francaises

Sous la direction de Denis Reynaud.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon) , en partenariat avec Institut d'Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités (equipe de recherche) depuis le 19-11-2016 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse est centré sur l’académicien des sciences Jean-Etienne Guettard (1715-1786). Au-delà d’un enjeu initial d’ordre biographique, visant notamment à sortir de l’oubli un homme dont la réputation était pourtant importante au siècle des Lumières, il s’agit de mener plus généralement une réflexion d’ensemble sur le parcours savant, la production et le débat scientifiques. Nous nous proposons de développer trois axes. La première partie vise à comprendre la formation de l’homme de science en insistant sur le cadre familial et les appuis externes l’ayant orienté vers l’Académie et des carrières annexes (médecin, censeur royal, conservateur du cabinet d’histoire naturelle du duc d’Orléans). Un deuxième temps est consacré à une réflexion sur son œuvre. Nous mettrons d’abord en évidence l’influence de son maître Réaumur, qui façonne l’homme mais aussi ses travaux ou sa conception de la science. Cet héritage déterminant masque toutefois la recherche d’une voie personnelle. Elle est perceptible dans le délaissement progressif de la botanique pour la minéralogie (en particulier la cartographie minéralogique) mais aussi dans l’étude globalisante de l’histoire naturelle polonaise. Cette partie permet aussi d’évoquer la relation étroite développée entre Guettard et Lavoisier. Enfin, un dernier axe est réservé au travail de l’homme de science dans ses espaces les plus divers (l’Académie des sciences, le cabinet, le terrain), ses outils (lectures, voyages), ses relations (confrères, correspondants, amateurs d’histoire naturelle). Cette dernière partie ouvre la porte à l’examen critique de la pensée scientifique de Guettard (blocages, erreurs, controverses…).


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