Rôle des cellules épithéliales salivaires au cours du Syndrome de Sjögren primitif

par Elodie Riviere

Projet de thèse en Immunologie

Sous la direction de Xavier Mariette.

Thèses en préparation à Paris Saclay , dans le cadre de Innovation thérapeutique : du fondamental à l'appliqué , en partenariat avec Centre de recherche en immunologie des infections virales et des maladies auto-immunes (laboratoire) et de Université Paris-Sud (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-11-2016 .


  • Résumé

    Le Syndrome de Sjögren primitif (SSp) est une maladie auto-immune qui résulte de l'interaction de facteurs environnementaux et de facteurs de susceptibilité génétique. L'une de ses caractéristiques majeures est son tropisme salivaire avec l'atteinte des cellules épithéliales salivaires (CES) justifiant l'appellation d'épithélite auto-immune. Plusieurs arguments supportent l'hypothèse d'un rôle actif et pathogène de la CES dans le SSp. Notre équipe a montré que ces cellules sont capables de produire BAFF qui est une cytokine impliquée dans l'hyperactivation lymphocytaire B observée au cours du SSp. D'autres résultats préliminaires de notre équipe permettent de définir par une analyse en spectrométrie de masse une signature cellulaire du SSp caractérisée par l'augmentation de trois populations cellulaires dans les glandes salivaires : les CES HLADR+, les plasmocytes et les lymphocytes T CD8 activés. Les objectifs principaux de projet sont de définir les anomalies phénotypiques, transcriptomiques et fonctionnelles des CES au cours du SSp et d'étudier comment ces CES influencent l'auto-immunité du SSp, par leur rôle dans l'activation lymphocytaire T et B, leur rôle de cellule de soutien au sein des niches plasmocytaires et enfin par leur rôle dans l'hyper- expression de séquences endogènes rétrovirales pouvant être à l'origine d'une activation directe lymphocytaire B. Les résultats de ces études permettront de préciser les mécanismes physiopathologiques à l'origine du SSp et pourraient permettre de fournir des arguments pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant les CES.

  • Titre traduit

    Role of salivary epithelial cells in primary Sjögren's Syndrome


  • Résumé

    Primary Sjögren's syndrome (pSS) is a chronic auto-immune disorder characterized by lymphocytic infiltrates and destruction of the salivary and lacrymal glands. pSS is also known as an auto-immune epithelitis and salivary gland epithelial cells (SGECs) are thought to play an important pathogenic role. Our group has demonstrated the pathological role of SGECs as a producer of BAFF. Very recently, we have performed salivary glands analysis in mass spectrometry that allowed us to define a pSS specific cell signature characterized by increase of 3 cell populations in the salivary glands: HLADR+ SGECs, plasma cells and activated TCD8 lymphocytes. This project aims to define phenotypic, transcriptomic and functional abnormalities of SGECs in pSS and to determine how SGECs influence auto-immunity in pSS. SGECs could act through their role in T and B cell activation, their role of support cells within plasma cells niches and finally their role in retroviral endogenous sequences expression which may induce a direct B lymphocyte activation. The results of these studies will allow us to better understand pathophysiological mechanisms in pSS and could give evidence supporting epithelial cells in pSS as a potential new therapeutical target.