Quantification de l'incertitude du flux neutronique rapide reçu par la cuve d'un réacteur à eau pressurisée
| Auteur / Autrice : | Laura Clouvel |
| Direction : | Jean-Marc Martinez |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Énergie nucléaire |
| Date : | Soutenance le 13/11/2019 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Saclay (ComUE) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Particules, hadrons, énergie et noyau : instrumentation, imagerie, cosmos et simulation (Orsay, Essonne ; 2015-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (France). Direction des énergies (Gif-sur-Yvette) |
| établissement opérateur d'inscription : Université Paris-Sud (1970-2019) | |
| Jury : | Président / Présidente : Pierre Désesquelles |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Marc Martinez, Pierre Désesquelles, Ivan Alexander Kodeli, Bertrand Iooss, Pietro Mosca, Claire Vaglio-Gaudard | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Ivan Alexander Kodeli, Bertrand Iooss | |
| DOI : | 10.70675/37cf4410zb9e6z4219zb207z2b6ad7fb73e8 |
Mots clés
Résumé
Pour s’assurer de la sûreté des réacteurs et de l’intégrité de leurs cuves, des programmes de surveillance sont mis en place. Ces derniers dépendent notamment du calcul de densité neutronique qui quantifie le nombre de neutrons rapides (susceptibles de modifier les propriétés mécaniques de la cuve) reçus par les capsules de surveillance. Or, un manque de connaissances sur ce calcul peut obliger l’exploitant à fixer des marges de sûreté supérieures sur la durée de vie des centrales, et donc affecter les conditions de fonctionnement et le coût des installations nucléaires. C’est pourquoi il est essentiel de déterminer l’incertitude du calcul de flux à la cuve des REP. La plupart des études passées sont basées sur une quantification de l’incertitude par la méthode des moments qui suppose une variation linéaire de la sortie du calcul. Cette hypothèse n’a jamais été vérifiée compte tenu du grand nombre de variables d’entrée et des ressources informatiques relativement limitées pour envisager l’application d’autres méthodes. Une méthode alternative est celle de l’approche Total Monte Carlo (TMC) qui consiste à considérer les paramètres d’entrées du modèle de calcul comme des variables aléatoires, et à propager les perturbations issues d’un tirage statistique dans la chaîne de calcul. L’avantage de cette méthode est qu’elle propose une description plus précise des incertitudes du modèle, et permet de définir des quantiles et donc des intervalles de confiance qui peuvent s’avérer utiles dans le cadre d'une étude de sûreté. C’est dans ce contexte, que cette thèse s’intègre. Elle consiste à déterminer l’incertitude du flux neutronique rapide de la cuve des REP en considérant les librairies de données nucléaires récentes et en utilisant une approche TMC pour la propagation des incertitudes d’entrées. La particularité de ce travail repose sur le grand nombre de paramètres d’entrées corrélés qui nécessite la mise en place de méthodologies adaptées. En particulier, les indices de Shapley et de Johnson qui sont peu connus dans le domaine du nucléaire, sont proposés dans le cadre de l'analyse globale de sensibilité d'un problème multicolinéaire.