Modulation de la mémoire immunologique par l'immunité innée en réponse aux infections virales et aux vaccins.

par Julien Lemaitre

Projet de thèse en Immunologie

Sous la direction de Anne-Sophie Beignon et de Olivier Lambotte.

Thèses en préparation à Paris Saclay , dans le cadre de Innovation thérapeutique : du fondamental à l'appliqué , en partenariat avec Centre de recherche en immunologie des infections virales et des maladies auto-immunes (laboratoire) et de Université Paris-Sud (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-10-2016 .


  • Résumé

    Malgré les thérapies antirétrovirales combinées, l'activation immunitaire systémique est une conséquence frappante de l'infection au VIH-1. De nombreux marqueurs inflammatoires sont élevés chez les patients infectés par le VIH-1 et fortement corrélés au risque de morbidité et de mortalité associés à l'infection. Les cellules myéloïdes pourraient contribuer au développement et au maintien de cet état inflammatoire, affectant aussi bien la réponse immune que la persistance virale. Les patients nommés « Post-Treatment Controllers (PTC) » ouvrent de nouvelles perspectives dans le traitement, et peut être dans la guérison des personnes infectées par le VIH-1. Les PTC ont initié leur traitement dans les premières semaines de l'infection, et ce dernier a été maintenu pendant des années avant qu'il soit interrompu. Les PTC sont capables de contrôler leur virémie de façon durable après interruption du traitement. La mise en place d'un traitement précoce doit limiter la taille du réservoir viral initial tout en préservant la réponse immune chez les patients infectés par le VIH-1. Nous faisons l'hypothèse que le traitement antirétroviral précoce doit préserver le compartiment myéloïde, diminuant alors l'inflammation. A l'aide d'un modèle macaque Cynomolgus, nous exploreront l'implication des cellules dendritiques, des monocytes/macrophages et des neutrophiles dans la persistance du VIH-1 chez des macaques infectés, traités ou non par des antirétroviraux. L'identification de marqueurs cellulaires et de leurs fonctions, associée avec des analyses virologiques permettra de prédire l'efficacité de l'hôte à contrôler la réplication au moment de l'interruption du traitement. L'objectif final sera d'utiliser ces marqueurs prédictifs dans le traitement personnalisé des patients infectés par le VIH-1.

  • Titre traduit

    Innate memory modulation in response to viral infections and vaccins.


  • Résumé

    Even with combination antiretroviral therapy, systemic immune activation is a striking consequence of HIV-1 infection. Numbers of inflammation markers are elevated in HIV-infected patients and strongly correlated with the risk of morbidity and mortality. Myeloid cells may contribute to the development and maintenance of this inflammatory state, affecting both host immune response and viral persistence. Interestingly, patients call Post-Treatment Controllers (PTC) open up new perspectives to treat, and maybe, to cure HIV-1 infected people. PTC initiated treatment within first weeks of infection, which was maintained for years before interruption. PTC are currently controlling viremia for a median of 10 years after treatment interruption. This early treatment initiation may limit initial reservoir size, while preserving immune response in HIV-infected patients. In this project, we hypothesize that early antiretroviral treatments would preserve myeloid compartment, decreasing inflammation. Using a Cynomologus macaque model we will explore the involvement of dendritic cells as well as monocyte/macrophages and neutrophils in HIV persistence in treated and untreated macaques. Identification of cell markers and their function, combined with virologic studies, will permit to predict host efficiency to control replication at treatment interruption. Final aim will be to use these predictive markers for HIV-patients personalized treatment.