Étude des risques de transmission de Coxiella burnetii, agent de la fièvre Q, lors du transfert embryonnaire chez les caprins et les bovins

par Ashraf Alsaleh

Thèse de doctorat en Agronomie, productions animales et végétales, agroalimentaires

Sous la direction de Jean-Louis Pellerin.

Thèses en préparation à Nantes, Ecole nationale vétérinaire , dans le cadre de École doctorale Biologie-Santé Nantes-Angers depuis le 03-11-2010 .


  • Résumé

    Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer le risque de transmission de Coxiella burnetii, agent d’une zoonose la Fièvre Q, (i) selon une voie vertical, in utero à l’embryon ou au foetus et (ii) selon une voie horizontal, lors des opérations de transferts d’embryons produits in vitro et in vivo, afin de définir les possibilités de production de matériels génétiques indemnes. Les résultats obtenus montrent, pour la première fois, la présence de charges importantes de Coxiella burnetii dans l’appareil génital, dans les liquides de lavage des oviductes et des cornes utérines et dans les tissus de l’appareil génital de chèvres, non gravides. De même, suite à infection expérimentale (infection in vitro) ces travaux démontrent clairement que Coxiella burnetii possède une forte tendance à adhérer sur les embryons protégés par leur zone pellucide qu’ils soient caprins produits in vitro et in vivo ou bovins produits in vitro, et que la procédure de lavage recommandée par l’International Embryo Transfer Society (IETS) pour l’embryon bovin est inefficace pour l’éliminer. La visualisation de Coxiella burnetii par immunohistochimie chez l’embryon entouré de sa zone pellucide confirme sa position extra embryonnaire. Par ailleurs, les traitements enzymatiques utilisés pour décontaminer les embryons caprins produits in vitro et in vivo et infectés in vitro, sont inefficaces. En absence d’étude complémentaire, notamment selon un modèle d’infection naturelle de l’embryon (infection in vivo), le risque de transmission de Coxiella burnetii lors du transfert embryonnaire semble réel.

  • Titre traduit

    Study of the risk of transmission of Coxiella burnetii, the agent of Q fever, during embryo transfer in goats and cattle


  • Résumé

    The objectives of this study were to evaluate the risk of transmission of Coxiella burnetii, the agent of Q fever, a zoonotic disease, during embryo transfer. Two routes of transmission were studied: (i) vertical, in utero to the embryo or fetus and (ii) horizontal, via the transfer of embryos produced in vitro and in vivo, to determine the feasibility of producing Coxiella burnetii free-genetic material from infected animals. The results demonstrate, for the first time, the presence of large bacterial loads in the tissues of the genital tract, and in flushing media from the oviduct and uterine horns of non-pregnant goats. Similarly, following experimental infection (in vitro), this study clearly demonstrates that Coxiella burnetii has a strong tendency to adhere to embryos protected by a zona pellucida, in caprine embryos produced in vitro and in vivo and in bovine embryos produced in vitro. The procedure recommended by the International Embryo Transfer Society (IETS) for bovine embryos proved ineffective in eliminating the pathogen. Visualization of Coxiella burnetii by immunohistochemistry of zona pellucida-intact embryos, confirmed its extra-embryonic position. Furthermore, the enzymatic treatments used to decontaminate the goat embryos produced in vitro and in vivo and infected in vitro, were ineffective. In the absence of further studies, in particular using a natural model (in vivo infection), there is a real risk of transmission of Coxiella burnetii during embryo transfer