Évaluation du carcinome mammaire spontané canin comme modèle d’étude du rôle des facteurs de croissance et de leurs récepteurs dans l’interaction entre obésité et cancer du sein

par Laeticia Jaillardon

Thèse de doctorat en Recherche clinique

Sous la direction de Brigitte Siliart.

Thèses en préparation à Nantes, Ecole nationale vétérinaire , dans le cadre de École doctorale Biologie-Santé Nantes-Angers depuis le 01-11-2011 .


  • Résumé

    L’obésité est un facteur de risque majeur dans le cancer du sein, particulièrement pour les tumeurs agressives « triple négatives » (n’exprimant pas les récepteurs aux oestrogènes et à la progestérone et ne surexprimant pas le récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain HER2). Divers facteurs de croissance (e.g. leptine, système IGF (Insulin-Like Growth Factor), insuline, prolactine, oestrogènes et androgènes) sont incriminés dans cette augmentation du risque. La chienne pourrait être un modèle pré-clinique pertinent : elle développe spontanément des cancers mammaires de même type avec une prévalence élevée de triple négatifs, et présente un profil métabolique et hormonal similaire à celui de l’Homme lors d’obésité. Nous avons montré que les principaux facteurs de croissance et leurs récepteurs impliqués dans le lien entre obésité et cancer étaient présents chez les chiennes atteintes de carcinomes mammaires invasifs et étroitement liés au pronostic. Ces résultats prouvent la pertinence du modèle Chien pour explorer le lien entre obésité et cancer du sein dans une perspective de recherche translationnelle afin d’identifier des biomarqueurs diagnostiques et pronostiques et mettre en place des thérapies novatrices.

  • Titre traduit

    Assessment of the natural-occurring canine mammary carcinoma as a model for studying the role of the growth factors and their receptors in the interaction between obesity and human breast cancer


  • Résumé

    Obesity is a major risk factor for breast cancer, particularly for its aggressive forms i.e. triple negative (negative for estrogen and progesterone receptors and not HER2 (human epidermal growth factor receptor 2)- overexpressing). Several growth factors (e.g. leptin, IGF system (Insulin-like Growth Factor), insulin, prolactin, estrogens and androgens) are involved in the increased risk associated with obesity. Dog, because of its spontaneous development of mammary cancer with similar immunophenotypes to humans and the high prevalence of triple-negative aggressive cancers, could provide a relevant pre-clinical animal model. The metabolic and endocrine profiles in canine obesity are also very similar to those described in Humans. We showed that the main growth factors and their receptors involved in the link between obesity and cancer were present in bitches suffering from invasive mammary carcinoma and closely related to the prognosis. These results underline the evidence that the Dog could be of great interest as a naturally-occurring animal model in translational breast cancer research for the identification of diagnostic and prognostic biomarkers and the development of therapeutic trials.