Leucotoxines et Staphylocoque et NETose du leucocyte humain

par Viola Mazzoleni

Projet de thèse en Science de la vie et de la santé

Sous la direction de Gilles Prévost.

Thèses en préparation à Strasbourg , dans le cadre de École doctorale Sciences de la vie et de la santé (Strasbourg) depuis le 12-09-2016 .


  • Résumé

    Titre : Leucotoxines de staphylocoque et NETose du leucocyte humain. Projet : Les leucotoxines de staphylocoques constituent désormais une vaste famille de toxines bipartites (protéines S 32 kDa et F 35 kDa) importantes pour la virulence bactérienne, particulièrement impliquées dans la nécrose tissulaire et dont les récepteurs membranaires sont caractérisés. Ces toxines présentent une structure qui les associe aux toxines formant des pores, mais dans des conditions physiologiques en calcium, elles ne forment pas de pores dans la membrane plasmique, sont internalisées et peuvent mobiliser différemment le calcium des stocks intracellulaires. Malgré la caractérisation des récepteurs pour les composés S, il semble néanmoins que l'’interaction des composés F avec des éléments membranaires soit déterminante pour l’'internalisation et la spécificité d’'activation cellulaire. En effet, les éléments dont nous disposons montrent des mobilisations calciques différentes pour deux leucotoxines (leucocidine de Panton et Valentine alias LPV et la gamma-hémolysine HlgC-HlgB alias CB), ainsi que des relocalisations intra-cellulaires différentes. Les pores, s'’ils sont formés, restent donc à mettre en évidence au niveau d’'un ou plusieurs compartiments cellulaires. Ces toxines ne génèrent pas particulièrement d'’apoptose remarquable, quelque soit la concentration des toxines utilisées, mais un phénomène de NETose se met en place après quelques heures d’'application de LPV, y compris à de faibles concentrations. Il s’'agit donc dans ce projet d'’établir en fonction des concentrations en leucotoxines LPV et du temps quels sont les événements précis et successifs, ou indépendants, qui concourent au phénomène de NETose où il y a association de phénomènes différents comme la production de radicaux oxygénés, l’'autophagie cellulaire et l’'expulsion par les leucocytes humains, tel que les polynucléaires et les macrophages, de NETs (chromatine en filets associée à différentes protéines). Les questions des liens avec la phosphorylation des protéines G intracellulaires couplées à C5aR et les mobilisations calciques seront posées. Par ailleurs, nous comparerons les réponses des polynucléaires humains et des macrophages (qui ont été associés dernièrement à la formation des NETs). En aval de ces signaux, nous établirons quelles voies de signalisation (PI3K, GSK3, Akt, ou Mek-PAD4) sont mises en jeu dans cette réponse cellulaire. Cette investigation sera complétée par une analyse transcriptomique et éventuellement protéomique, afin d’'expliquer et mieux documenter l’'activation des cellules considérées.Egalement, nous étudierons le récepteur naturel du composé F des leucotoxines, qui semble être une protéine associée à un TLR, et les conséquences cellulaires de la leucotoxine HlgCB, actuellement non complètement élucidées. Enfin, plusieurs types d'’inhibiteurs agissant à différents points clés de la signalisation seront utilisés, afin d’'évaluer leur impact sur le mode d’'action et l’'activité de ces leucotoxines.


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