L'exclusion financière et l'accès au crédit en France, une limite du régime d'accumulation financiarisé ?

par Alexis Barrau

Projet de thèse en Economie

Sous la direction de Yamina leila Tadjeddine.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec EconomiX - UMR 7235, Laboratoire, Laboratoire, Laboratoire, Laboratoire (laboratoire) depuis le 05-09-2016 .


  • Résumé

    Ce travail part de l'idée selon laquelle un nouveau régime d'accumulation aurait émerger dans les économies avancées à partir du tournant des années 1980, régime dit financiarisé (voir par exemple [Boyer 2000 & 2013], [Stockhammer 2007] ou Guttmann [2015]). Les approches post-Keynesiennes et régalutionnistes s'accordent sur l'idée que le recours au crédit y jouerait un rôle majeur dans le soutien de la consommation alors que les inégalités de revenus tendent à se creuser, le recours massif au crédit étant en effet vu comme une des causes de la crise économique actuelle [Stockhammer 2013]. Néanmoins, la question des modalités pratiques de l'accès au crédit est souvent laissé de côté pour se concentrer sur les impacts systémiques de cette transformation. Ce faisant, la question de l'exclusion bancaire n'est pas posée. L'objectif de ce travail est donc de se poser cette question sous plusieurs aspects complémentaires. Le premier serait de mener une analyse des différentes formes d'accès aux services financiers existant pour les populations les plus défavorisées,en cherchant à déterminer l'influence des modalités d'inclusion financière sur la structure et les modes de consommation. De plus, il faudra déterminer si les conditions d'accès au crédit ont changé depuis 2008-2009, du fait du rationnement du crédit par les banques privées, en se demandant si ce rationnement conduit simplement à une baisse généralisée des crédit accordés ou si au contraire il conduit une partie de la population dont l'accès au crédit était jusque là incertain à ne plus pouvoir y accéder. Ce faisant, la question de la capacité du crédit à continuer à jouer ce rôle de soutien à la consommation au niveau macroéconomique sera alors posée.


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