Politiques pénales et enfermement carcéral au Cameroun : une anthropologie politique de la punition en contexte de démocratisation

par Georges Macaire Eyenga

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Philippe Combessie.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Économie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec Sophiapol EA 3932, Laboratoire, Laboratoire (laboratoire) depuis le 15-07-2016 .


  • Résumé

    Notre étude porte sur le rôle et la place de l’enfermement carcéral dans les modes de gouvernement des espaces urbains et ruraux au Cameroun. Trois institutions carcérales constituent notre terrain d’étude, choisies parce qu’elles sont des espaces historiques de production de l’enfermement. Ces sites d’observation peuvent mieux rendre compte des politiques pénales et des logiques de punition effectives dans cet Etat. Il s’agit des prisons de Yoko dans la région du centre, Mantum au nord-ouest et Tcholliré dans la région du nord du Cameroun. Il sera question d’objectiver l’enfermement en tant que technologie historique de régulation sociale et politique employée dans une société en voie de démocratisation. Ce travail vise à rendre compte des pratiques réelles de punition dans la prise en compte de l’Etat de droit et des droits de l’homme. Sans se limiter à l’établissement d’une simple taxinomie des mécanismes punitifs, cette recherche veut montrer qu’avec la démocratisation et la persistance des aspérités autocratiques, la place et le rôle de l’enfermement s’institutionnalisent. L’analyse de cette institutionnalisation doit permettre d’apprécier la manière donc des formes instituées tels que la punition et la justice sont animées par des forces instituantes à l’instar des rapports de pouvoir au niveau local ou global. En tout état de cause, cette recherche devrait contribuer à une mise à jour des données sur la dynamique de l’État en Afrique en partant des expériences de punition à l’ère de la «glocalisation».


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