Désobéissance civile et protection de l'environnement.

par Mélanie Blanchard

Projet de thèse en Droit Public

Sous la direction de Raphaël Romi.

Thèses en préparation à Nantes , dans le cadre de DSP - Droit et Science Politique (Nantes) depuis le 22-04-2016 .


  • Résumé

    Face aux insuffisances du droit, à l'incapacité ou au manque de volonté des dirigeants de prendre à bras le corps la protection de l'environnement, des individus ou collectifs ont pris le parti d'organiser la protection de l'environnement autour d'actions directes et de désobéir à la loi. La désobéissance civile tire notamment ses origines théoriques et philosophiques des écrits d'Etienne de la Boétie. La désobéissance civile n'en resta pas au stade théorique comme l'illustrent les actes de désobéissance civile accomplis par Rosa Parks en 1955 ou par Gandhi en 1930. S'il apparaît qu'à l'origine la désobéissance civile constituait un mode d'action visant à appuyer la revendication de droits civils et politiques, il est notable qu'un glissement s'est opéré dès lors qu'en matière environnementale, elle constitue un moyen de revendiquer le respect de droits de 3ème génération. La multiplication de l'usage de pratiques désobéissantes témoigne du rejet d'un certain modèle de société. La désobéissance civile en matière environnementale constitue, aux côtés des outils classiques de participation, d'information et de sensibilisation du public, une alternative légitime, un complément indéniable illustrant une méthode d'action citoyenne et engagée. Cette thèse s'attachera à l'étude de ses origines, de ses manifestations, de l'appréhension par le droit de cette notion, ainsi qu'à son statut de droit ou devoir. En outre, elle portera sur la réception publique et médiatique de cette démarche, ainsi que sur les stratégies adoptées, leur possible renouveau, les échecs, les succès et les limites de ce mode action. Enfin, elle s'attardera sur l'étude du profils de ses partisans.


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