Sujet et structure dans la philosophie de Ernst Cassirer

par Romain Bertrand

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de Jean Seidengart.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Connaissance, langage et modélisation (Nanterre) , en partenariat avec IREPH - Institut d'Etudes et de Recherche Philosophique, Laboratoire, Laboratoire (laboratoire) depuis le 15-10-2015 .


  • Résumé

    Contre un discours historiographique qui tend souvent à réduire le structuralisme à une pensée française, ce travail envisage une étude systématique de la notion de structure dans l’œuvre de Ernst Cassirer (et ce, à partir notamment de l’article de 1945 publié dans la revue Word, « Structuralism in the modern linguistics »). Tout à la fois dans l’histoire de la philosophie étudiée par Cassirer et dans sa philosophie plus personnelle des formes symboliques, la notion de « structure » joue un rôle heuristique fondamental et vaut comme l’une des notions matricielles de toute la pensée occidentale dont Cassirer retrace l’histoire. Elle se noue chez lui autour d’un axe qui regroupe tout à la fois la Gestalt (dans sa configuration goethéenne notamment) et la fonction (logico-mathématique). Mais la centralité de la notion de structure chez Cassirer ne se double pas d’une « mort du sujet », bien au contraire. Toute son œuvre tend en effet à proposer une anthropologie philosophique (conquise sur les bases d’une théorie néokantienne du sujet) et une ontologie de l’esprit, qui conçoit les systèmes idéels propres à chaque époque comme des productions spirituelles, structurellement organisées, dont la philosophie (conçue comme critique de la culture) doit dégager la légalité. C’est une théorie de l’homme comme configurateur du monde, à travers ses médiations symboliques, qui se dessine alors.


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